Le côté blanc du Cellier ibérique

Avec les arrivages du dernier numéro de la revue Cellier, le vin rouge a été largement à l’honneur. Avec raison, puisque l’Espagne et le Portugal en offrent de superbes, à tous les niveaux de prix. De l’Artazuri, très beau vin de grenache venu de Navarre, avec un très beau fruit et une acidité rafraîchissante (à 12,95$) aux Terrasses d’Alvaro Palacios, vin distingué et raffiné du Priorat ( à 34,75$), en passant par l’excellent, charnu et bien en chair Exaltos, un des très beaux exemples du mencia, cépage rouge traditionnel du Bierzo (à 26,50$), il y avait de très solides bouteilles à s’offrir, pour maintenant ou pour mettre en cave.

Ce qui ne veut pas dire que tout soit superlatif. Les Alcusses, de Sara Pérez, par exemple, m’est apparu un peu rude et un peu trop corsé, compact au point où les saveurs devenaient quelque peu indisctinctes. Je ne cracherai pas dans ma deuxième bouteille, mais je ne courrai pas m’en racheter, contrairement au Altazuri, qui s’est fait rare sur les tablettes assez rapidement.

Ceci dit, on n’a presque pas parlé, dans les blogues ou les articles de journaux qui ont présenté ces arrivages, des blancs hispano-lusitaniens qui étaient aussi compris dans les deux arrivages de Cellier. Et c’est là que, personnellement, j’ai eu mes plus belles surprises. Le Nosis de Buil et Giné, un blanc 100% verdejo de la Rueda, par exemple, offrait de somptueux arômes d’abricot et de fruits tropicaux, sur une acidité vivifiante et rafraîchissante. Très équilibré et très bon pour le prix, juste sous les 20$.

Le vinho verde Grande Escolha 2006 de Casa de Sezim, est pour sa part une version haut de gamme de ce vin rafraîchissant que j’apprécie particulièrement par les chaudes soirées d’été, grâce notamment à sa belle pointe de gaz carbonique qui le rend si léger et sympathique. Celui-ci, tout en gardant le côté rafraîchissant, offre de belles notes minérales, subtiles et bien présentes, très distinctives et faciles à apprécier. À 13,50$, c’est cher pour un vinho verde, mais c’est aussi un excellent rapport qualité-prix, toutes catégories confondues.

Il faudrait bien que j’aille me piger aussi une bouteille de Vinha Grande blanc du Douro ou un Marquès de Caceres blanc, ce dernier étant fait entièrement de macabeu, un cépage que j’apprécie de plus en plus, après en avoir goûté dans les vins de Matassa, de Jean-Philippe Padié et de Laureano Serres, pour ne nommer que ceux-là.

Il reste encore de ces beaux blancs un peu partout dans les succursales de la SAQ. Et vu que la saison est parfaite pour ces vins, il serait bête de s’en priver.

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