Vin, musique et tremblement de terre: ACSB à TLMSF

Matthieu Dugal, animateur de TLMSF

Belle aventure, cette semaine, lorsque j’ai participé à l’enregistrement de Tout le monde s’en fout, une émission de télé  et de radio animée par Matthieu Dugal et diffusée à Vox Télé et à la radio CHYZ FM, à Québec. Destinée à offrir un, disons, méchant contraste à la très célèbre Tout le monde en parle, l’émission observe les nouvelles qui ont moins fait les manchettes au cours de la semaine et cherche, avec ses invités, à sortir un peu des sentiers battus.

Tout ça a commencé quand Matthieu m’a demandé sur Twitter quel vin irait bien avec les White Stripes. «Quelque chose avec de l’acidité. Et qui fait des bulles, je dirais. Ou plus précisément, qui fait « pop! »,» que je lui ai répondu.

Faut croire qu’il a aimé ça, puisqu’il (suite…)

Aimez-vous le porto? Moi, ça dépend.

Il y a peut-être une dizaine d’années, le Québec est tombé en amour avec le porto, au point de devenir un des marchés les plus convoités au monde pour les portos haut de gamme. Les sections dédiées au porto dans les SAQ s’élargissaient sans cesse, et la course aux Vintage, la catégorie la plus convoitée, était assez intense. Le Québec représentait plus de 40% des ventes de porto au Canada, avec accent sur les meilleures catégories.

Depuis, la vague est un peu retombée, mais le porto reste encore très populaire. Pas comme vin de tous les jours, mais certainement pour les occasions spéciales et les cadeaux, selon ce que j’ai pu constater fréquemment lors d’anniversaires et autres moments de réjouissances.

Justement, (suite…)

Salon des vins de Québec: Yquem, Gretzky et compagnie

C’est parti. Le tout premier Salon des vins et spiritueux de Québec a ouvert ses portes hier dans la bonne humeur et l’enthousiasme. Déjà, en fin de matinée, période ouverte exclusivement aux professionnels – les médias, mais aussi, bien sûr, les gens de la restauration -, les visiteurs étaient nombreux à faire le tour des centaines de vins de partout sur la planète présentés, dans bien des cas, par ceux qui les produisent.

Dans un espace bien aménagé, passablement aéré, (suite…)

Le côté blanc du Cellier ibérique

Avec les arrivages du dernier numéro de la revue Cellier, le vin rouge a été largement à l’honneur. Avec raison, puisque l’Espagne et le Portugal en offrent de superbes, à tous les niveaux de prix. De l’Artazuri, très beau vin de grenache venu de Navarre, avec un très beau fruit et une acidité rafraîchissante (à 12,95$) aux Terrasses d’Alvaro Palacios, vin distingué et raffiné du Priorat ( à 34,75$), en passant par l’excellent, charnu et bien en chair Exaltos, un des très beaux exemples du mencia, cépage rouge traditionnel du Bierzo (à 26,50$), il y avait de très solides bouteilles à s’offrir, pour maintenant ou pour mettre en cave.

Ce qui ne veut pas dire que tout soit superlatif. Les Alcusses, de Sara Pérez, par exemple, (suite…)

Le Cellier ibérique

C’est aujourd’hui que le premier de deux arrivages liés au magazine Cellier, l’organe haut de gamme de la SAQ, débarque sur les tablettes de succursales choisies de la Société des alcools du Québec. Consacré à l’Espagne et au Portugal, le magazine fait encore une fois très bonne figure, tout comme la quarantaine de vins sélectionnés pour cette opération.

Le magazine, en couverture, montre un couple vigneron jeune et très cool, Sara Pérez et René Barbier fils. Une belle façon d’illustrer le côté jeune, dynamique et effervescent du vignoble ibérique, qui se secoue à bien des endroits pour actualiser, de bien des façons, une longue et riche tradition viticole dont il nous reste encore bien des éléments à découvrir, de ce côté-ci de l’Atlantique.

Le Cellier de l’été 2008 offre une belle tournée des terroirs visés, en particulier (suite…)

Dégustation: Vinha Grande 1997, Casa Ferreirinha

Pour accompagner un steak au barbecue, j’ai sorti de la cave un Vinha Grande 1997 de la Casa Ferreirinha, la maison qui produit notamment (au sein de l’empire Sogrape) le Barca Velha, probablement le vin le plus réputé du Portugal. J’apprécie depuis longtemps ce vin du Douro très fiable, offrant un très bon rapport qualité-prix (moins de 20$ la bouteille, au Québec), toujours bien structuré et équilibré.

C’est justement le genre de vin dont j’aime bien garder une ou deux bouteilles pendant quelques années, pour voir comment il évolue. Je l’ai fait régulièrement avec le Gran Vina Sol de la maison Torres, un chardonnay additionné de parellada qui se bonifie agréablement sur quatre ou cinq ans (ou plus, les très bonnes années), ou encore avec le Trius Red, un mélange bordelais du Niagara très agréable et pas trop racoleur ni trop boisé – bref, équilibré. Dans le cas du Vinha Grande,  j’avais mis de côté, par curiosité, un 1995 et un 1997, deux belles années dans le douro, pour voir comment le vin allait évoluer.

Je n’ai pas été déçu, dans les deux cas. Bien que le vin soit bon dès sa mise en marché, il a ce qu’il faut pour évoluer en beauté pendant plusieurs années.

En cave depuis six ou sept ans, le 97 montrait une belle évolution, mais aurait pu poursuivre son chemin sans problème. Même que les saveurs de torréfaction et les tannins issus du séjour en fût se seraient probablement encore un peu adoucis, sur deux ou trois ans, pour finir d’en arrondir les angles. En s’ouvrant dans les verres, il offrait graduellement de belles notes de cassis, en plus des arômes de tabac et de cuir présentes dès le début. Résultat d’un très beau millésime en Douro, il ne manquait pas de tonus.

Petit vin deviendra grand? Je n’irais pas jusque-là. La complexité ne s’acquiert pas avec l’âge, si elle n’est pas là au départ. Mais il y a beaucoup de plaisir à suivre l’évolution de ces vins bien faits et relativement abordables. À 15-20$ la bouteille, on ne risque pas gros à mettre une ou quelques bouteilles à la cave, histoire de savoir comment on apprécie les vins plus âgés et le changement de saveurs et d’arômes qui vient avec le temps.

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