Note de dégustation: Sauvignon blanc 2006, Château Le Rosey, Côteau de Vincy, Suisse

Il faut que je dise un gros merci à Florence, amie graphiste basée à Lausanne et amie d’enfance de ma douce moitié. Me sachant amateur de vin, elle et son mari Olivier m’ont donné très gentiment, lors de mon dernier voyage en Suisse, trois bouteilles de vin vaudois d’un producteur de leur connaissance. Un rosé, un garanoir et un sauvignon blanc du Château Le Rosey, situé à Bursins, entre Genève et Lausanne, au nord du Lac Léman.

Il y a quelques années, j’aurais regardé ça d’un air très dubitatif. Les vins vaudois que j’avais goûté, dans les années 90, m’ont souvent semblé justifier la boutade valaisanne suivante: « C’est bien d’acheter des vins vaudois pour boire avec la raclette: on économise sur les cornichons. »

Depuis, j’ai vu mieux, notamment grâce à un très bon pinot gris vaudois que m’avait fait goûter un autre ami de Nyon, responsable d’un certain festival rock suisse. Un vin équilibré et savoureux qui m’avait fait ravaler ma boutade et qui s’était, de mémoire, mérité une bonne mention aux World Wine Awards organisés par le magazine Decanter. (Malheureusement, je ne retrouve pas la référence, je vous la donnerais avec plaisir.)

Le rosé, on l’avait bu ensemble à Lausanne, et c’était très bien. Du fruit et de la fraîcheur, comme il se doit. Le garanoir, bu une fois revenu à la maison, était bien fait, dans le genre, mais je n’ai pas une grande affection pour le cépage, trop tannique à mon goût.

Restait le sauvignon blanc, que j’avais un peu oublié, à force de chercher la bonne occasion pour le boire. Alors je l’ai ressorti cette semaine et… wow. Pas juste bon. Très, très bon. Distinctif. À pleine maturité, avec une belle robe dorée claire, des saveurs de pêche blanche, des arômes expansifs, un soupçon de poire et de la rondeur tout plein. Pas de gazon arrosé de jus de pamplemousse, comme dans les détestables sauvignons néo-zélandais, ni de boisé envahissant. Un vin qui se boit tout seul. À peine le temps de lever un verre à la santé de mes amis lausannois.

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5 commentairesLaisser un commentaire

  1. ça, les querelles entre valaisans et vaudois, …ne m’inciteront pas à boire du Neuchâtel contre mon gré. Voila qui est dit.

    Oui, Rémy (au passage, bonjour et bonne année) en Vaud on se fait plaisir, et même souvent. Il suffit de chercher un peu.
    Bu tout récemment un sauvignon blanc 08 de la grande cave Uvavins de Morges, rien à redire, même pas marqué « techno ». C’était fin, très bien.

    D’ailleurs j’ai vu peu après, dans l’excellente revue Le Guillon, la revue des vins vaudois -dont des numéros sont téléchargeables en version PDF svp (voir auprès du site des vignerons vaudois et de leur inter-profession, il se trouve en tête de liste de mes liens), que ce vin avait obtenu un pointage dans une dégustation de blancs vaudois qui le mettait en tête de liste de ces vins.

    Bref Vaud viticole existe et mérite d’être connu, puis apprécié.
    Amitiés vineuses et transatlantiques,
    Laurent

    • Le message, au fond, c’est qu’il y a toujours du bon vin quelque part (même à Neuchâtel?). Il y a du bon vin dans les régions sous-estimées – et du mauvais dans les régions surestimées, d’ailleurs.

  2. oui, même à Neuchâtel, mais c’est vraiment la région où je dois le plus chercher, trier.

    L’ennui -si je puis dire, c’est que les vignerons vendent tout, sans grande difficulté aucune, et quasiment tout en local. Cela ne les incite pas à faire mieux. D’un autre côté, cela ne les pousse pas non plus à faire des vins standardisés également. Oups, …
    Il faut avoir goûté le blanc (chasselas) de Neuchâtel, gare à l’estomac. Même dans la région on dit qu’il raye les vitres, c’est dire.

    Dans dix jours, c’est la sortie du non-filtré, ce sera l’occasion de faire un tour de la production locale pour cette spécialité de …chasselas. Et celui-là, je l’aime habituellement bien, une chance !

    laurent

  3. Mais les vins vaudois ont fait d’énormes progrès et je ne peux que vous les conseiller. Tenez, ce Merlot de Cidis, à Morges, qui a remporté le 1er prix absolu du Mondial du Merlot…

    • Même si je reste très attaché aux vins valaisans, je me réjouis de voir la qualité progresser partout en Suisse. Au Mondial du Pinot Noir, en 2009, j’avais goûté d’excellents pinots de plusieurs cantons suisses allemands – qui étaient même allé chercher les plus hauts honneurs. Tant mieux si ça pousse tout le monde à hausser la barre.


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