Le privé pour le grand public: passerez-vous au Salon?

On les appelle des importations privées, mais c’est une drôle d’appellation, au fond, comme l’ont souligné récemment Vincent Marissal et David Santerre. Elles transitent par la SAQ, qui en dégage des marges grosso modo comparables à celles des produits qui se vendent sur les rayons du monopole, et elles sont accessibles à tous ceux et celles qui veulent en acheter – à condition d’être prêt à en acheter une caisse… et de savoir où les trouver.

Un bon endroit où les trouver, justement, (suite…)

Le retour de la Convergente, fête des importations privées (à Montréal et à Québec)

La Convergente, salon des vins d’importation privée organisée par le RASPIPAV, est de retour pour une troisième édition, les 9 et 10 novembre, au Marché Bonsecours, à Montréal. Pour la première fois, une partie des agences et des vignerons se rendront à Québec le 12 novembre. S’il vise d’abord les restaurateurs, le salon est également ouvert, tant à Montréal qu’à Québec, à tous les amateurs intéressés qui y trouvent une rare d’occasion de découvrir des dizaines et des dizaines de vins qu’on ne trouve pas sur les rayons de la SAQ.

Je vous le précise tout de suite, je suis partie prenante de l’événement, puisque l’agence avec laquelle je collabore, Insolite Importation, sera présente au salon avec 6 producteurs (voir les détails ici). Je serai donc présent à l’événement autant pour déguster chez les autres agences spécialisées dans l’import privé que pour accompagner les vignerons Insolite.

Pour ceux qui aiment les vins artisans, les petites productions, le bio, le naturel, l’original, La Convergente est vraiment un rendez-vous de choix. Au Marché Bonsecours, les 9 et 10 novembre, 33 agences rassemblent 80 vignerons et offriront quelque 500 vins de huit pays (Australie, Autriche, Canada, Espagne, France, Italie, Portugal, États-Unis) à déguster. Le rendez-vous de Québec, plus modeste, réunira une trentaine de vignerons à l’École hôtelière de la Capitale le 12 novembre.

Pour vous donner quelques exemples, sachez qu’à Montréal, Rézin présentera des vins de chez Stratus, excellent producteur ontarien, Puzelat, Clos du Tue-Boeuf, Lapierre, pour ne nommer que ceux-là. Chez Oenopole, on aura de l’Alsacien de chez Schueller  et du champagne de Lassaigne. Chez Vinnovation, Pierre-Yves Colin Morey viendra proposer ses bourgognes blancs très appréciés, entre autres, par Jancis Robinson. Et ce ne sont que quelques exemples. Avec 33 agences, au total, il y aura quantités de cuvées et de domaines qui méritent le détour et qui vous feront peut-être même revoir quelques-unes de vos notions sur ce qui ait un vin, une appellation, un terroir.

Si vous passez, vous viendrez me dire bonjour.

Note de dégustation: Cryomalus 2007, cidre de glace, Antolino Brongo

Il y a beaucoup de belles choses à dire sur la complexité – et je ne parle pas, ici, du nom assez complexe du Cryomalus (des racines grecques cryo=froid et malus=pomme), ce cidre de glace produit par le domaine Antolino Brongo, situé à Saint-Joseph du Lac, au nord-ouest de Montréal. Ni de la référence un peu alambiquée, sur la contre-étiquette, au mythe romain de Vertumne et Pomone (et non Vertumnus et Pomona, en français), des dieux qui ne sont pas vraiment les parents de Cryomalus.

Je parle plutôt de la composition de ce nectar doré, qui compte sur cinq variétés de pommes: McIntosh (54%), Cortland (20%), Lobo (12%), Spartan (12%) et Empire (2%). La douceur de la McIntosh, la substance de la Cortland, l’acidité de la Lobo et de la Spartan, tout ça aide à donner un supplément de complexité aux arômes et aux saveurs. C’est ainsi qu’on est dans la pomme poêlée, l’abricot frais, le caramel, un peu la compote de pommes, le tout sur une texture assez fine, pas trop riche (c’est un compliment), avec l’acidité qui soutient bien un taux de sucre raisonnable.

Cet équilibre en fait un bon accord pour les fromages et les plats de porc simples (je verrais bien ça avec une petite côtelette grillée, avec des pommes de terre rissolées et des carottes glacées, par exemple), mais aussi un liquide tout à fait agréable à déguster seul, tel qu’en lui-même, en fin de soirée. Et comme tous les breuvages « de glace », il a l’avantage de se conserver aisément plusieurs jours au frigo, une fois ouvert.

Élégamment habillé de noir, le Cryomalus est un peu le chouchou des chroniqueurs, cette année (voir le billet du Méchant Raisin, par exemple). Tant mieux pour les partenaires de ce tout nouveau domaine, Daniel et Patricio Brongo et Francisco Antolino, qui ont également eu la bonne idée de s’associer à l’agence Rézin, une des plus intéressantes et des plus dynamiques au Québec.

Le Cryomalus est certainement une des belles nouveautés dans le monde en croissance du cidre de glace et rejoint les excellents produits de chez Pinnacle (qui vient de s’allier à un très gros joueur, Vincor, pour assurer sa distribution), La Face cachée de la pomme, Michel Jodoin ou la Cidrerie Saint-Nicolas. Est-il au sommet de la liste? Peut-être pas. Mais ils ne font que commencer.

Vous reprendrez bien un peu de Divergente?

En mars dernier, un genre de salon des vins « off » a eu lieu  à Montréal, au restaurant Toqué, juste en face du Palais des congrès ou devait se tenir, dès le lendemain, le Salon des vins de Montréal. Cet événement, appelé La Divergente, a remporté un franc succès. Trois cents personnes au moins étaient passées par là, goûtant chez quelque 16 agences des vins de toutes provenances, généralement disponibles au Québec en importation privée.

Tout en servant allègrement des vins (suite…)

Qu’est-ce que je bois, là? Du bonarda?

En allant chercher deux bouteilles de cabernet franc pour ma participation à un blogue collectif appelé le Wine Blogging Wednesday, je suis tombé par hasard sur une bouteille de bonarda argentin de Bodega Lurton, la part argentine des aventures mondiales de Jacques et François Lurton. (Côté cabernet franc, j’avais choisi un Chinon Cuvée Thélème 2003 d’Alain Lorieux, tout à fait exemplaire et bien caractérisé, d’un équilibre surprenant pour une année si chaude, importé par les amis de chez Rézin. Les détails de la dégustation – en anglais, pour le moment – ici)

Du bonarquoi, dites-vous? Pour tout vous dire, avant d’avoir fait quelques brèves recherches sur les vins du Piémont, récemment, je n’avais jamais même vu le nom.

Les Lurton, sur leur site, signalent que (suite…)

Un peu de Divergente vous fera du bien

En parlant du Salon des vins et spiritueux de Montréal, l’autre jour, je disais à quel point il serait intéressant d’avoir un salon « off » permettant de voir d’autres côtés du monde du vin. Eh bien, c’est chose faite.

Mon petit doigt m’a parlé de La Divergente, un salon réunissant pas moins de 16 des meilleures et des plus originales agences d’importation au Québec. Au programme, (suite…)

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