Vin, musique et tremblement de terre: la vidéo est en ligne

La vidéo de l’émission Tout le monde s’en fout où je suis allé parler de vin et musique – et de tremblements de terre – est maintenant en ligne.

Je dois dire que je suis assez content du résultat, pour un premier essai de cette formule de chroniques croisées entre Arnaud Cordier et moi-même, respectivement pour la musique et le vin. Juste pour le plaisir de déguster du vin rouge en écoutant le nouveau Tindersticks en bonne compagnie, ça valait la peine. En plus, c’est vachement bien filmé, cette émission – à l’aide d’appareils photo, imaginez-vous donc, ce qui donne une richesse particulière aux images tournées en lumière tamisée. Merci à Matthieu Dugal pour l’invitation – avec promesse de faire encore mieux la prochaine fois.

Au total, dimanche soir était une très bonne soirée pour le vin à la télé québécoise, puisque Élyse Lambert, sommelière au restaurant Le Local et meilleure sommelière des Amériques en 2009 était aussi au rendez-vous à Tout le monde en parle. Une très belle présence, récompensée de « l’étoile du match » par l’excellent chroniqueur télé du Soleil, Richard Therrien. Elle a dit avec raison que la première qualité d’un sommelier, c’est l’écoute. Et expliqué simplement beaucoup d’autres choses bien sensées sur le vin au restaurant, au dépanneur ou dans les vignobles québécois.

J’aimerais bien vous pointer la direction pour la revoir, cette entrevue, mais à ce jour, elle n’est pas disponible en vidéo sur Internet.

Un point pour Tout le monde s’en fout.

EnRoute dans les vignobles canadiens

J’attendais impatiemment, depuis le printemps, la publication d’un article sur les vins canadiens dans EnRoute, le magazine distribué à bord des avions d’Air Canada. Et pour cause, puisque c’est un projet auquel j’ai travaillé dès le mois de janvier dernier.

L’article présente six producteurs de vins canadiens (et des notes de dégustation de cinq vins d’autres producteurs), Ad Mari Usque Ad Mare – soit deux de la Colombie-Britannique, deux de l’Ontario, un du Québec et un de la Nouvelle-Écosse. Le choix des producteurs n’était pas simple, avec plus de 400 vignobles en activité au Canada. Il permet toutefois de donner une petite idée de la diversité de la production viticole canadienne, qui en offre vraiment pour tous les goûts.

L’article m’a permis de découvrir quelques trésors insoupçonnés et encore méconnus du grand public, comme les vins mousseux de Nouvelle-Écosse (les plus proches du champagne qu’il m’ait été donné de goûter hors de la Champagne) ou encore les pinots et chardonnays de Prince Edward County, un vignoble en pleine croissance situé sur une péninsule au bord du lac Ontario, au sud-ouest de Kingston. Si j’avais déjà une idée du potentiel de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, ou du Niagara, en Ontario – et aussi des domaines les plus intéressants du Québec, j’ai pu constater avec plaisir que la production ne cesse de progresser partout au pays.

Encouragé par ce tour d’horizon, j’ai poursuivi mon chemin cet été en allant visiter des vignobles de Prince Edward County et du Niagara, dégustant plus de deux cents vins en quelques jours dans les caves et vignobles. La Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique auront aussi leur tour dans un avenir rapproché, je l’espère.

Les constats de ces visites ontariennes sont très positifs. Même si la production de Prince Edward County est inégale (les vignes y ont à peine dix ans), on y trouve déjà des vins d’une belle finesse et d’une personnalité très distinctive. Dans le Niagara, le nombre de vins de haut vol, reflétant la personnalité des divers terroirs de la péninsule, va en augmentant, grâce au travail assidu et créatif de domaines comme Tawse, Le Clos Jordanne, Southbrook, Ravine, Creekside, Malivoire, Hidden Bench et bien d’autres encore.

Le travail des meilleurs oenologues canadiens vise, avec une précision croissante, à livrer des vins qui correspondent aux particularités de chaque région, voire de chaque sous-région ou de chaque vignoble. Une perspective extrêmement stimulante, qui devrait livrer des cuvées de plus en plus intéressantes.

J’y reviendrai plus en détails au cours des prochains jours – je devais, logiquement, attendre la publication de l’article avant d’aller plus loin. Ma principale difficulté est de trier l’information et de parvenir à écrire tout ce que j’ai à dire sur les vins canadiens.

Une chose est sûre: elle est très, très loin, l’époque du Baby Duck…

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