VdV 22: Un poulet rôti en rouge et blanc

Du cabernet avec la viande grillée, du riesling avec le porc, du chardonnay avec le saumon… Ça marche, c’est clair, mais c’est pas un peu convenu?

Pour se mettre les idées à l’endroit, il faut parfois être prêt à faire quelques choses à l’envers. C’est ce à quoi nous invitait Philippe Rapiteau, de La Pipette aux quatre vins, en proposant comme thème du 22e Vendredi du vin un programme double de mariages vins et mets. Un blanc et un rouge – ou en tout cas, au bas mot, deux vins très différents – pour le même plat.

Un moment de bigamie oenologique? Tout un programme pour égayer un souper. Et encore plus quand c’est de façon spontanée. 

C’est pourquoi, (suite…)

Un Cellier en Nouvelle-Zélande et en Australie

En septembre, j’ai sauté mon tour, pour ce qui est des arrivages de la revue Cellier. Consacrée au millésime 2005, en particulier à Bordeaux, cette livraison de nouveaux produits a très bien fonctionné, à en juger par les étagères bien vides que j’ai aperçues dans les SAQ, peu après les arrivages. Mais de mon côté, j’avais déjà payé la portion restante des quelques crus de Bordeaux que j’avais achetés en primeur par le Courrier Vinicole. Et j’avais aussi l’oeil sur quelques autres châteaux déjà en vente avant les arrivages (comme ce Maison Blanche mentionné plus tôt cette semaine).

Cette fois-ci, le Cellier consacré à la Nouvelle-Zélande et à l’Australie attire un peu plus mon oeil, ne serait-ce qu’à cause d’un producteur australien (suite…)

VdV 16: À table avec Alejandro Fernandez

Comme vous le dirait avec conviction Laurent, le président du 16e Vendredi du vin, les frontières qui séparent le grand cru du vin de table sont parfois plus floues qu’on le pense. Elles ne reflètent pas forcément un critère de qualité, mais constituent peut-être plus souvent une ligne d’originalité ou de personnalité. Voire une simple limite géographique.

Prenez Alejandro Fernandez, celui qui fit voir à la planète que les grands vins de Ribera del Duero ne se limitent pas au légendaire Vega Sicilia, grâce à son Pesquera, un vin de garde de très belle tenue qui conserve, malgré sa réputation, des prix d’un raisonnable qui ne pourrait attirer que l’incompréhension d’un château bordelais.

Sortant de la zone délimitée de l’appellation Ribera del Duero, Alejandro Fernandez est par exemple allé installer un domaine près de Zamora, à une grosse centaine de kilomètres au sud-ouest de son domaine de Pesquera. Alors que l’endroit, Dehesa la Granja, était historiquement consacré au vin, il avait servi à l’élevage des taureaux depuis belle lurette. Replantant du tempranillo franc de pied, (suite…)

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