Adieu, Marcel Lapierre. Adieu et merci.

Marcel Lapierre, en visite à Québec au printemps dernier.

En ce lundi matin tranquille et ensoleillé, par ici, la nouvelle m’a mis bien à l’envers. Marcel Lapierre, le célèbre vigneron de Morgon et une des figures tutélaires du mouvement du vin naturel, a vu son dernier millésime. Quelques jours à peine après la fin des vendanges 2010 en Beaujolais, au moment où les cuves sont toutes en bulles carboniques, ce patriarche du vin fait de raisin – et juste de raisin – nous a quitté.

Ses cuves sont entre bonnes mains – salut, Marie et Mathieu, toutes mes condoléances – et l’élan qu’il a donné au vin nature de bon aloi ne se perdra pas de sitôt.

Vu du Québec, la nouvelle tombe à un bien drôle de moment, moins d’un mois après que les amateurs de vin d’ici lui aient fait toute une fête: les 1800 bouteilles de son célèbre morgon s’étaient envolées en à peine plus de 24 heures, lors de leur mise en vente dans le cadre d’un arrivage du Cellier.

Lapierre était un homme généreux, sympathique, (suite…)

Published in: on 11 octobre , 2010 at 3:03  Comments (2)  
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Le Jura et le Beaujolais débarquent au Québec (et la Californie, aussi)

Il y a pas mal de belle visite viticole en vue au Québec, d’ici la fin avril. Et surtout, de la visite rare.

C’est quand, la dernière fois que vous avez vu une délégation de vignerons jurassiens débarquer par ici? Même pas de mémoire d’Olif, je parie… Olif, grand défenseur des vins si particuliers du Jura, sera certainement assez heureux de voir une aussi belle délégation de vignerons de ce coin de pays se pointer au Québec. OK, vous ne les connaissez peut-être pas – mais vous devriez.

Stéphane Tissot fait partie de la délégation de vignerons du Jura qui sera de passage au Québec la semaine prochaine.

Le passage des Jurassiens à Montréal et à Québec concerne aussi bien le grand public que les professionnels du vin et les médias.

Pour le grand public – ou en tout cas, les amateurs de vin, le premier rendez-vous a lieu à Québec, lors d’une Fête des vins du Jura réunissant une vingtaine de vignerons au Cercle, rue Saint-Joseph, le lundi 19 avril. Cocktail dînatoire et vins inédits sont au rendez-vous.

Les deux jours suivants, la Mission Passion Jura proprement dite, organisée par LLP Experts en vin, la maison responsable de l’organisation du Salon des vins et spiritueux de Québec, battra son plein à Québec et à Montréal. Le 20 avril, les professionnels de Québec sont conviés au pavillon de l’Espace 400e, dans le Vieux-Port, de 11h à 16h, pour découvrir les poulsards, trousseaux, vins jaunes, macvins, crémants du Jura, chardonnays, pinots et savagnins amenés par les 23 vignerons – dont six sont à la recherche d’agents promotionnels au Québec. Le 21 avril, le même groupe sera à Montréal, à la Galerie du Gouverneur, au siège social de la SAQ, rue de Lorimier, également de 11h à 16h. Entretemps, le mardi soir, des vignerons seront présents au Petit Extra, rue Ontario, à Montréal, ainsi qu’au St-Urbain, où il reste peut-être une ou deux places pour un menu fait sur mesure (maquereau fumé, comté, pintade…) pour les vins du Domaine Rijckaert. accompagneront le menu du soir.

On leur souhaite bon succès. Le Jura est un des endroits au monde où le vin sort le plus (et le mieux) des sentiers battus. Un exemple de biodiversité viticole qui mérite d’être mieux connu et diffusé au Québec.

Les Beaujos aussi

La semaine suivante, c’est au tour d’une forte délégation du Beaujolais de se pointer de ce côté-ci de l’Atlantique. Une trentaine de maisons, au total, toutes tendances confondues, des gros joueurs comme Jadot, Bichot, Duboeuf et Mommessin, mais aussi des artisans du vin nature et du renouvellement des crus de cette région encore sous-estimée comme le Domaine Marcel Lapierre, le Domaine du Vissoux, le Domaine Jean Foillard, le Domaine des Terres Dorées et le Domaine Les Marcellins. Tout ce groupe sera réuni lors d’un salon au Marché Bonsecours de Montréal, le 28 avril, et des activités auront lieu ailleurs pour le public oenophile.

On me permettra de noter particulièrement le passage à Québec de Marcel Lapierre, Georges Descombes, Jean Foillard et Christophe Pacalet , le 27 avril. Après un salon au 47e Parallèle en après-midi, les vignerons seront au rendez-vous en soirée au Clocher Penché, pour un souper vigneron qui vaudra certainement le détour. Lapierre, Descombes et Pacalet seront également réunis chez Toqué, à Montréal, le 29 avril, pour un autre souper sur mesure qui ne devrait pas décevoir. En prime, le souper de Montréal viendra donner un coup de main à Louis-Antoine Luyt, du Clos Ouvert, un Beaujolais transplanté dans l’hémisphère Sud, fortement affecté par le tremblement de terre qui a frappé le Chili à la fin février.

Retour californien

Moins inhabituel, le retour du Festival des vins de Californie – une trentième tournée canadienne – vaut également la peine qu’on s’y attarde. Présenté le 14 avril à Montréal, le 16 avril à Québec, le 19 avril à Toronto et le 20 avril à Ottawa, le Festival permet aux professionnels (l’après-midi) et aux amateurs (en soirée) de déguster les vins de domaines tels que  Arrowood, Heitz, Bonny Doon, Seghesio, Ridge, Ravenswood, Stag’s Leap, Clos du Bois, Bonterra, Hess Collection et L’Aventure, pour n’en nommer que quelques-uns.

Là aussi, les amateurs ont de quoi trouver leur compte. Et en prime, les présentations de Québec et Montréal sont aussi des levées de fonds pour des oeuvres de bienfaisance. Bref, une opération de bon goût à tous les chapitres.

Visite en Valais: une magnifique rencontre avec Christophe Abbet

Il me restait un long mot à dire sur une très belle rencontre effectuée pendant mon séjour en Valais, pendant le temps des Fêtes. Une visite à l’échoppe de Christophe Abbet, sur la rue principale de Martigny-Bourg, la vieille partie de cette sympathique ville valaisanne aux lointaines origines gallo-romaines – comme en témoigne entre autres un bel amphithéâtre du IIIe siècle.

Le nom de Christophe était apparu dans mes lectures bloguesques, au cours de la dernière année, en particulier sur le blog d’Olif puis, juste avant de partir vers la Suisse, sur celui de Laurent et de ses Vins confédérés. À la lecture de ces succulentes descriptions, le rendez-vous me semblait obligatoire.

Au téléphone (suite…)

VdV 18: la synthèse des pinots

Et alors? Qu’est-ce qui a pinoté dans les verres des vendredistes? Du pinot noir de Bourgogne, d’Alsace, du Jura, du Valais, de Californie, d’Australie et du Languedoc. Mais il y aurait pu y avoir autre chose dans le verre.

Car comme le rappelle Toon, toujours fidèle aux VdV par commentaire, « J’aurais pu vous parler d’un Côte-Rôtie VV 1994 de Guy Bernard qui pinote un max. En effet, on dit des vieilles syrahs de la Blonde qu’elles pinotent. » C’est bien vrai. De nobles syrahs faisant dans la dentelle, voire de vieux nebbiolos traités en douceur peuvent aussi gagner cette limpidité visuelle et aromatique qui nous font dire que ça pinote. Néanmoins, Toon est resté dans la stricte observance avec (suite…)

VdV 14: la synthèse

Si je compte bien, nous avons une grosse douzaine à participer au 14e Vendredi du Vin. Pour une dégustation convoquée à peine dix jours d’avance, c’est pas mal du tout, surtout avec un thème qui forçait passablement la recherche.

Le thème, je le rappelle, était Tu sors d’où, toi?, sur l’air du nouveau venu, cépage ou vigneron, qui débarque dans une appellation ou une bouteille, sans crier gare. Le résultat est assez probant: mettons que l’homogénéisation du monde du vin est loin d’être accomplie.

Les transplantés

L’angle le plus fréquent, pour ce VdV, c’est celui du cépage qui n’est pas à sa place traditionnelle – et ce n’est pas un reproche, loin de là.

Au contraire, moi qui aime tant (suite…)

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