Au vignoble, sans prétention, j’ai mauvaise réputation… (ou Du chardonnay et du gouais blanc)

Dans le monde de la vigne, il existe une certaine aristocratie des cépages. Le pinot noir, le nebbiolo, le chardonnnay, la syrah font partie de ceux qui se retrouvent au sommet de l’échelle. Au bas, l’aramon, le trebbiano, le cinsault et d’autres cépages reconnus avant tout, historiquement, pour leur très grande productivité. À une époque où l’on privilégiait le volume, ils avaient leur rôle. À une époque de surplus viticoles, (suite…)

La défense des appellations valaisannes (et une dégustation chez Samuel Saudan)

J’arrive en Valais pour célébrer Noël au beau milieu d’une bataille ferme (en tout cas, selon ce que je lis dans Le Nouvelliste, le quotidien valaisan) entre le canton, où l’on réclame avec insistance un élargissement des appellations d’origine contrôlée (AOC) pour assurer une meilleure mise en valeur de la très riche tradition locale, et les autorités fédérales, où l’on est apparemment beaucoup moins pressé de rendre ces appellations officielles.

A priori, j’ai tendance à donner raison aux Valaisans. Les progrès exceptionnels de la viticulture valaisanne, au fil des deux dernières décennies, ont largement à voir avec la volonté des vignerons (appuyés par les autorités cantonales du Valais, qui ont mis une variété de programmes en place) d’améliorer la qualité et de mettre en valeur les nombreux cépages traditionnels de qualité qui font le patrimoine local.

Le cornalin, l’humagne, la rèze, l’amigne et l’arvine sont autant de cépages (suite…)

VdV 17: Une tasse de kimméridgien, avec une cuillerée de miel

Trouver du solide dans le liquide. Voilà le défi auquel nous conviait le Méchant Raisin, ce mois-ci, aux Vendredis du Vin, en nous appelant à trouver Des cailloux dans le vin.

Certains trouveront peut-être cette idée un peu abstraite, mais elle est pourtant très concrète, puisqu’une vigne en santé, bien cultivée dans le respect de ce qu’elle est, puise profondément dans la terre et ajoute au raisin un véritable caractère de terroir. L’interaction entre les minéraux du sol et les chaînes de carbone des plantes crée des saveurs et des caractéristiques distinctives: c’est largement ce rapport qui complexifie ce qui ne serait autrement qu’une chaîne de sucres.

Prenez par exemple (suite…)

Le vin parfait pour le ragoût de pattes

Le ragoût de pattes et de boulettes, grand classique du temps des Fêtes, se trouve drôlement délaissé dans les recommandations de vins et mets. Ni le guide de François Chartier, ni celui de Michel Phaneuf ne font de suggestion à cet effet. Et sur Internet, je n’ai guère trouvé que deux recommandations sur le ragoût de boulettes, dans un article du site Jobboom (!), celles de Frédéric Gauthier, sommelier à l’Utopie, à Québec, et de Jessica Harnois, ex-sommelière du Globe, à Montréal, aujourd’hui à l’emploi de la SAQ.

Étant toujours prêt à me sacrifier pour la bonne cause, j’ai donc fait quelques tests (suite…)

%d blogueurs aiment cette page :