Mon cocktail préféré: le negroni sbagliato

Vous connaissez le negroni? Un cocktail tout simple et très classique: une once de Campari, une once de vermouth rouge (Cinzano, par exemple), une once de gin. On verse sur deux ou trois glaçons et on agite. C’est tout.

C’est à la fois savoureux, doux et amer – une amertume rafraîchissante, surtout (comme je l’ai découvert cet été, quand j’étais juge à deux compétitions de vin) après une journée de dégustation qui vous a laissé le palais saturé et fatigué. L’amertume opère une véritable remise à niveau gustative. Après, on apprécie son repas – et même le vin qu’on ne recrache finalement pas, comme on l’a fait toute la journée.

Ceci dit, il y a une variation plus festive du dit negroni qui fait immensément mon bonheur, depuis quelques mois. Ça s’appelle le negroni sbagliato – un mot italien qui signifie « raté », « mal fichu », grosso modo, un surnom des plus ironiques, au final – et c’est Joe Campanale, propriétaire entre autres d’un excellent bar à vins naturels de New York, Anfora, qui en est l’auteur (voir l’article du New York Times).

C’est un peu plus de boulot à préparer, mais le jeu en vaut la chandelle. Et depuis le printemps dernier, je ne cesse d’y convertir les copains et copines – y compris Ryan Gray, sympathique copropriétaire de chez Nora Gray, à Montréal, qui l’a mis à son menu cocktail en novembre dernier.

Première étape, il faut d’abord (suite…)

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