Vendredi du vin 15 : Cava Reserva de la Familia 2003, Juvé y Camps

Le thème choisi par Nicolas Ritoux pour ce quinzième Vendredi du vin avait l’intérêt de laisser l’embarras du choix. Nul n’est champagne en son pays, disait-il, en invitant tout le monde à voir ailleurs si la bulle y est.

Que boire, donc ? Si j’avais pu, j’aurais bien aimé mettre la main sur un vin de Champagne, un village du canton de Vaud, en Suisse, qui s’est fait interdire par les Champenois de l’Hexagone d’utiliser le mot «Champagne» sur leurs bouteilles – voire même sur leurs biscuits. Et voilà donc que ces vins suisses ne réussissent pas à être champagne en leur pays, à porter le nom qui leur est propre depuis bien avant que le Comité interprofessionnel du vin de champagne n’ait fait son apparition. Pour le «champagne» californien ou canadien, passe encore. Mais pour une ville qui s’appelle champagne et qui produit du vin depuis toujours ? Absurde.

J’avais bien à la cave un mousseux brut de Bruno Giacosa, une curiosité piémontaise que j’avais dégusté avec des amis il y a quelques mois. Mais voilà, il me semblait alors qu’il profiterait d’un certain vieillissement, alors je l’ai remis à plus tard. Et je suis allé fouiner dans les rayons de la SAQ.

Alors quoi ? Le prosecco de Nino Franco ? Je l’apprécie, depuis des années, comme un excellent rapport qualité-prix, particulièrement agréable avec des desserts aux amandes ou aux fruits blancs. Mais je voulais du neuf.

Entre les mousseux de Loire, d’Allemagne et d’ailleurs, j’ai aperçu (suite…)

De belles bouteilles en vue

À la Société des alcools du Québec, deux opérations de mise en marché prennent leur élan pratiquement en même temps, en cette fin de février bissextile. Et il y aura plein de belles choses à boire, à toutes sortes de prix.

Dans le premier cas, il s’agit des prochains arrivages de la revue Cellier, les 6 et 20 mars prochains. Je n’ai pas encore vu la revue – bien que j’ai très hâte de lire l’article sur la biodynamie, un de mes sujets de prédilection – mais la liste des arrivages est déjà sur le site de la SAQ.

Deux constats à ce sujet. Premièrement, la liste des vins inclus dans l’opération s’est réduite considérablement. Les premiers arrivages de Cellier comprenaient près d’une centaine de vins. Cette fois, on a limité le lot à 45 vins en deux livraisons. Autant pour la vente que pour la cohérence de l’opération, cette restriction me semble favorable.

Ainsi, les vins présentés en mars sont tous de l’Italie, spécifiquement de trois régions: les Abruzzes, le Piémont et la Toscane. Dans tous les cas, plusieurs sélections très intéressantes, souvent à prix très raisonnable. Par exemple, les chianti rufinà de la maison Basciano: la cuvée régulière coûte à peine 15$, le riserva 23$. Les vins avaient auparavant été inclus dans un Courrier vinicole des grands vins d’Italie et j’avais bien regretté de ne pas en avoir acheté plus. Toujours en Toscane, (suite…)

Dégustation: Barbera d’Alba Conca Tre Pile 2004, Aldo Conterno

J’ai beaucoup d’affection pour le barbera, cépage typique du Piémont, dans le nord de l’Italie. dont le seul vrai défaut est de pousser à l’ombre du magnifique nebbiolo. L’avantage, pour les amateurs, est que le prix des barbera reste nettement plus abordable que celui des nebbiolo. Les producteurs, de leur côté, ne lésinent pas sur les efforts pour démontrer que le barbera peut être un vin sérieux. Même qu’ils y vont peut-être un tantinet trop fort.

Prenez par exemple le Conca Tre Pile 2004, d’Aldo Conterno. Un vin violacé aux arômes bien présents de groseille et de cerise rouge, avec une acidité et une certaine astringence tout à fait typiques du cépage. Les saveurs sont bien définies et bien concentrées, mais les tannins sont un peu trop présents et surtout, l’alcool relativement élevé (14%) vient chauffer le nez un brin. Beaucoup de belles choses, au total, mais (suite…)

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