Qu’a bu Obama à Ottawa? Du cidre de glace (entre autres).

À la veille de l’investiture de Barack Obama, un article de la revue Slate faisait le point sur l’état des vins servis à la Maison-Blanche sous George Bush. Un état assez déplorable, soulignait l’auteur, avec beaucoup de jeune jus de planche (« juvenile behemoths ») qui perpétuait les stéréotypes du gros vin américain.

Pourquoi ne pas plutôt servir des vins arrivés à maturité, des grands crus comme l’Amérique est bel et bien capable d’en offrir? Et pourquoi pas, tant qu’à y être, mettre fin à l’obligation de servir seulement du vin américain à la Maison-Blanche? Une politique destinée à montrer au monde que les États-Unis peuvent produire du bon vin est-elle toujours aussi nécessaire? Bonne question.

Pour les vins canadiens, tout est encore à prouver, à l’échelle internationale. Alors l’obligation du 24, Sussex de servir les vins d’ici reste entière. D’ailleurs – et la question vaut aussi pour les États-Unis, la France, le Chili – si on ne le fait pas nous-mêmes, qui le fera pour nous?

Le sommelier François Chartier répondait clairement dans ce sens avec une belle liste de suggestions 100% canadienne, d’une côte à l’autre, présentée dans une chronique du 6 février intitulée « Comment recevoir la visite présidentielle?« .

L’a-t-on écouté? (suite…)

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Du champagne californien pour Obama

L’investiture de Barack Obama est un méchant party. Immense, avec un budget en dizaines de millions de dollars, des spectacles de haut vol et beaucoup de réceptions, de dîners, de bals, avec ou sans le principal intéressé.

Imaginez qu’on y boira pas mal de… tout. Y compris du vin – et même pas mal de champagne californien. 

C’est en effet une cuvée spéciale d’investiture de la maison Korbel qui sera servie lors de divers événements entourant l’investiture et particulièrement, lors du traditionnel déjeuner qui suit l’assermentation et le premier discours du nouveau président. Une affaire intime, organisée par un comité du Congrès: 200 personnes, dont les juges de la Cour suprême, les principaux leaders du Sénat et autres leaders influents de Washington. 

Le mousseux de chez Korbel (suite…)

Dégustation électorale: Château Maison Blanche 2005, Montagne Saint-Émilion

Si vous vous demandez quel vin boire pour célébrer la fin de l’ère Bush et le début de l’ère Obama, en voici un qui incarnera la permanence des institutions, au-delà des personnes qui, pour le meilleur ou pour le pire, en sont dépositaires le temps d’un ou deux mandats. « Dubya » s’en va, mais la Maison-Blanche reste. Et bienvenue aux nouveaux propriétaires.

Pour trinquer à la santé des choses qui durent et à la fin des choses plus éphémères, rien de mieux, en ce jour de novembre, que le Château Maison Blanche, un excellent Montagne Saint-Émilion (une des appellations satellites de Saint-Émilion, dans la région bordelaise). Fait d’une majorité de (suite…)

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