Note de dégustation: Vin de glace 2006, Vidal, Vignoble du Marathonien

Les vignes de vidal dont le Vignoble du Marathonien tire son excellent vin de glace

C’était avec beaucoup de plaisir que j’ai ouvert cette bouteille, conservée pour une bonne occasion depuis deux ans, le soir de mon anniversaire, arrivée l’heure du dessert.

J’apprécie beaucoup les vins du Vignoble du Marathonien, qui fait son petit bonhomme de chemin tranquillement, loin de la route des vins de Dunham, dans un petit coin de Montérégie situé près de la frontière américaine, à Havelock. Pour la très grande majorité des gens, c’est un endroit où l’on se dirige volontairement, pas un vignoble où l’on entre par hasard. Ça tombe bien, puisque le domaine mérite qu’on y porte attention.

Voici ce que j’avais écrit (suite…)

Sucré-salé: le sauternes et le cidre de glace au plat principal

Le 24 mars prochain, l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec accueillera, en collaboration avec le Courrier Vinicole, un dîner entièrement consacré au sauternes, avec la volonté claire de ne pas se limiter aux accords que l’on réserve presque automatiquement à ces vins liquoreux. Pas de foie gras, pas de dessert.

Cinq chefs québécois réputés seront appelés, pendant cette soirée, à créer des accords avec les vins de cinq grands producteurs de sauternes (Climens, Suduiraut, Guiraud, Coutet, Lafaurie-Peraguey), accords qui seront commentés par huit chroniqueurs et sommeliers chevronnés.

C’est une excellente idée. Un des problèmes qui affecte les vins doux (suite…)

Salon des vins de Québec: Yquem, Gretzky et compagnie

C’est parti. Le tout premier Salon des vins et spiritueux de Québec a ouvert ses portes hier dans la bonne humeur et l’enthousiasme. Déjà, en fin de matinée, période ouverte exclusivement aux professionnels – les médias, mais aussi, bien sûr, les gens de la restauration -, les visiteurs étaient nombreux à faire le tour des centaines de vins de partout sur la planète présentés, dans bien des cas, par ceux qui les produisent.

Dans un espace bien aménagé, passablement aéré, (suite…)

Vendredi du Vin des Fêtes : Un Noël à Bordeaux

Pour présenter sans se compliquer la vie les douceurs du vin dégustées à Noël, le dernier Vendredi du vin de l’année 2008 se fait sur un mode très informel. Il s’agit de partager simplement les notes de dégustation des vins bus dans la convivialité de la table de fête, en les laissant, sans trop de détours, sur les blogues de tout un chacun.

Dans notre cas, avec onze personnes à table (dont six en âge de boire du vin), les vins de fête se sont beaucoup tournés vers Bordeaux, même si nous étions en Valais, une partie de Suisse très reconnue pour la qualité de ses vins.

Pas que le Valais ait été totalement oublié. À preuve, à l’apéro, nous avions ouvert l’humagne blanc 2007 d’Eddy et Samuel Saudan, dégusté la veille à la cave familiale. Toujour le miel, très droit devant, bien qu’on y remarquait aussi un peu de chèvrefueille et une touche d’amertume, en finale, en mangeant, qui se mariait très bien avec les petites bouchées du début de la soirée.

Ensuite, avec le foie gras maison du beau-père, nous avions un Sauternes 2001. La maison ? J’ai bêtement oublié de noter et depuis, la bouteille est partie loin au recyclage. Ce que je peux dire, c’est qu’il était relativement léger, encore jeune, avec un beau nez de cire d’abeille. Assez léger, mais c’était tant mieux avec le foie gras, auquel le vin répondait très bien, ceci dit. Il faudra bien que j’essaie de me rappeler de la maison.

Remarquez, il était moins impressionnant que le Château Bastor-Lamontagne 1998 dégusté ce soir, lors d’une autre fête familiale. Un sauternes (suite…)

Dégustation: Château La Rame 1997

Pour célébrer les dix ans de mariage de ma belle-soeur et de son mari, nous avons ouvert une bouteille de Château La Rame 1997, un vin liquoreux de Sainte-Croix-du-Mont, appellation « mineure » voisine de Sauternes et Barsac. C’était une bouteille parfaite pour l’occasion: avec sa belle robe paille, claire et brillante, ses arômes frais de miel, de cire d’abeille et de pêche, qui se retrouvaient aussi agréablement dans une bouche sans aucune lourdeur, le vin se montrait festif et bâti pour durer (très bien pour célébrer un mariage). L’équilibre du vin, ses saveurs mûres comme son équilibre et son acidité bien placée en faisaient un excellent compagnon du foie gras.

La bouteille s’était promenée pas mal, soit dit en passant: achetée au Québec, conservée dans une première cave pour deux-trois ans, emportée en Suisse pour être offerte en cadeau, ramenée en Suède en bagnole, et gardée dans une nouvelle cave qui, comme la première, connaît d’importantes variations de température de saison en saison. Plusieurs experts vous diraient que de telles péripéties pourraient être mortelles pour un vin. Et pourtant, ce La Rame avait bien de belles années devant lui et aucune fatigue dans le corps. Pour avoir dégusté des paquets de bouteilles conservées dans des conditions similaires, je conclus de plus en plus que le vin n’est pas aussi hypersensible que certains le croient.

Remarquez que le millésime 1997 est aussi réputé comme un des meilleurs des vingt dernières années, pour les liquoreux de la région de Bordeaux. Ça ne devait pas nuire non plus.

Au total, quand on sait que La Rame se détaille environ 25$ US/30$ CDN, on se dit qu’il offre vraiment beaucoup de plaisir pour le prix.

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