Vendredi du vin 26: sous le marronnier des Enfants sauvages de Fitou

Une belle assemblée de copains vignerons et cavistes, tendance nature, chez Les Enfants Sauvages de Fitou

Le mieux, dans le vin, c’est de partager les bonnes choses entre copains. C’est ce qui fait tout l’enchantement de ce que j’ai dégusté, lundi dernier, chez Carolin et Nikolaus Bantlin, les vignerons bien transplantés des Enfants Sauvages, à Fitou.

Pour tout vous dire, avant ce beau repas (suite…)

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Note de dégustation: Ciel Liquide 2004, Côtes du Roussillon Villages, Jean-Philippe Padié

J’ai eu un bon coup d’instinct, hier, en cherchant une bouteille pour accompagner un magnifique rôti de veau de la ferme Eumatimi. Reconnue par un nombre impressionnant de bonnes tables québécoises pour son excellent boeuf Angus, élevé de façon humaine et saine, la ferme Eumatimi offre aussi, cet automne, un peu de veau de lait d’une qualité irréprochable. Il me fallait un vin capable de lui faire honneur.

En tombant sur un Ciel Liquide de Jean-Philippe Padié, je savais que j’avais ce qu’il me fallait.

Bourguignon « émigré » vers Calce, haut lieu viticole du Roussillon (on y trouve aussi les Domaines Gauby, Matassa et Pithon, entre autres bonnes adresses), Jean-Philippe Padié est (suite…)

Le côté tranchant du grenache gris

Vous avez déjà entendu parler du grenache gris? Probablement pas. Voilà un cépage dont on dit bien peu de choses, à part qu’il entre dans la composition des vins gris de Listel, et qu’il est apparenté aux grenaches rouges et blancs (oh surprise!). La définition dans Wikipedia est limitée et, à ma grande surprise, le célèbre Oxford Companion to Wine de Jancis Robinson n’offre même pas d’entrée propre à ce cépage qui, pourtant, du haut de ses 2600 hectares cultivés en France, le mériterait amplement.

La minéralité extraordinaire des grenaches gris de vieilles vignes, leurs arômes tranchants et puissants donnant sur le caramel brûlé, l’amande amère, le fenouil et l’abricot séché (voire le caoutchouc chauffé), voilà autant de caractéristiques extraordinaires qui ne s’effacent pas quand on y ajoute une mesure de grenache blanc, de macabeu, voire de marsanne ou de roussanne. Rien ne ressemble à ça. Et peu de blancs sont aussi costauds, quand vient le temps de les boire à table.

Par exemple, on dit fréquemment que les asperges offrent (suite…)

Matassa, sa cave, ses vignobles, ses raisins, ses voisins

Fin de séjour animée et productive au Domaine Matassa, où j’ai pu ressentir vraiment à quel point le vin peut être aussi une affaire d’effort physique, un processus qui se fait à la force du bras. C’est assez normal, au fond. Le raisin, le jus, les cuves, les barriques et les bouteilles, ça ne se déplace pas tout seul.
La journée de lundi a d’abord été consacrée à sortir une cuvée, El Sarrat, composée de syrah et de mourvèdre) de la cuve où elle fermentait. (Le premier millésime de cette nouvelle cuvée, le 2006, vient d’être embouteillée, et une bonne partie expédiée à la chaîne britannique Waitrose – les Anglais sont chanceux.) La conversion du sucre en alcool étant suffisamment avancée, le vin en devenir devait d’abord être transféré à une seconde cuve, sans le marc – c’est-à-dire les peaux, la pulpe et les pépins qui trempaient avec le jus. Ensuite, il sera reversé dans des barriques pour un élevage en douceur, tout au long de l’hiver et probablement plus d’une année.
En participant à cette opération sous la supervision de Cédric, fidèle compagnon de Tom Lubbe au Domaine Matassa depuis cinq bonnes années, j’ai d’abord aidé à bien rincer la nouvelle cuve, à préparer la pompe servant au transfert, puis, après que le jus ait été transféré, j’ai sauté (suite…)

Premiers pas à Matassa

Ces jours-ci, j’ai le bonheur de me promener dans les coteaux du Roussillon, plus précisément à Calce, dans l’arrière-pays montagneux de Perpignan, sur la fin des vendanges. Puisque c’est la nature qui décide, je n’ai pas réussi à faire beaucoup de vendanges : les deux vignobles que le Domaine Matassa gardait pour la fin de la saison ont commencé à être attaqués par les sangliers, qui se régalent de raisin. Alors avant de tout perdre, la récolte a été réalisée juste avant que j’arrive.

Il reste bien quelques raisins dans quelques petits coteaux. Je compte bien m’y attaquer, ne serait-ce que pour comprendre cet exercice de la récolte du raisin.

Il reste aussi beaucoup d’autre boulot à faire. Embouteillage en mise en caisse de cuvées précédentes, transfert du contenu des cuves vers d’autres cuves ou des tonneaux, pour la fin de la fermentation et l’élevage, ou encore le pigeage, auquel j’ai participé vendredi dernier avec grand plaisir. Le pigeage consiste à (suite…)

Published in: on 30 septembre , 2007 at 4:31  Comments (3)  
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