Retour au royaume des vins à (très) petit prix

Au début de l’année dernière, j’avais écrit sur ce blogue un article faisant le tour de quelques bouteilles à moins de 10 dollars, pour voir de quel bois (de quels copeaux?) ces vins pour petits budgets se chauffent.

L’article, si je me fie aux statistiques du blogue, reste très populaire. Normal. Avec des budgets limités, on cherche toujours l’aubaine, le grand plaisir à petit prix. Et avec le temps des Fêtes, l’idée de recevoir la famille élargie sans se ruiner – et sans avoir l’air cheap – est plutôt attrayante. Et voilà en prime qu’il y a cette crise financière qui se complique…

Alors me revoilà avec une petite série de vins à moins de 10$, voire même à moins de 9$. Pas de Latour du pauvre là-dedans, mais quand même, quelques trucs très buvables et parfois surprenants. Je continue à maintenir que (suite…)

Publicités

Premiers coups de cisailles dans les grappes

Signe avant-coureur de l’arrivée de l’automne, les premiers coups de cisailles ont été donnés ces derniers jours dans les vignobles plus ensoleillés de l’hémisphère nord.

Cette semaine, les vendanges ont commencé dans quelques vignobles du Languedoc-Roussillon. Selon une dépêche d’AFP et un reportage de Decanter, la vendange a commencé à Rivesaltes et dans l’Hérault, notamment pour cueillir du muscat à petits grains destiné à être vinifié en blanc sec (plutôt que les muscats doux qu’on tire de raisins plus longuement mûris).

C’est notamment au Domaine Cazes (180 hectares cultivés en bio et en biodynamie) que les vendangeurs (suite…)

VdV 16: À table avec Alejandro Fernandez

Comme vous le dirait avec conviction Laurent, le président du 16e Vendredi du vin, les frontières qui séparent le grand cru du vin de table sont parfois plus floues qu’on le pense. Elles ne reflètent pas forcément un critère de qualité, mais constituent peut-être plus souvent une ligne d’originalité ou de personnalité. Voire une simple limite géographique.

Prenez Alejandro Fernandez, celui qui fit voir à la planète que les grands vins de Ribera del Duero ne se limitent pas au légendaire Vega Sicilia, grâce à son Pesquera, un vin de garde de très belle tenue qui conserve, malgré sa réputation, des prix d’un raisonnable qui ne pourrait attirer que l’incompréhension d’un château bordelais.

Sortant de la zone délimitée de l’appellation Ribera del Duero, Alejandro Fernandez est par exemple allé installer un domaine près de Zamora, à une grosse centaine de kilomètres au sud-ouest de son domaine de Pesquera. Alors que l’endroit, Dehesa la Granja, était historiquement consacré au vin, il avait servi à l’élevage des taureaux depuis belle lurette. Replantant du tempranillo franc de pied, (suite…)

Vendredi du vin 15 : Cava Reserva de la Familia 2003, Juvé y Camps

Le thème choisi par Nicolas Ritoux pour ce quinzième Vendredi du vin avait l’intérêt de laisser l’embarras du choix. Nul n’est champagne en son pays, disait-il, en invitant tout le monde à voir ailleurs si la bulle y est.

Que boire, donc ? Si j’avais pu, j’aurais bien aimé mettre la main sur un vin de Champagne, un village du canton de Vaud, en Suisse, qui s’est fait interdire par les Champenois de l’Hexagone d’utiliser le mot «Champagne» sur leurs bouteilles – voire même sur leurs biscuits. Et voilà donc que ces vins suisses ne réussissent pas à être champagne en leur pays, à porter le nom qui leur est propre depuis bien avant que le Comité interprofessionnel du vin de champagne n’ait fait son apparition. Pour le «champagne» californien ou canadien, passe encore. Mais pour une ville qui s’appelle champagne et qui produit du vin depuis toujours ? Absurde.

J’avais bien à la cave un mousseux brut de Bruno Giacosa, une curiosité piémontaise que j’avais dégusté avec des amis il y a quelques mois. Mais voilà, il me semblait alors qu’il profiterait d’un certain vieillissement, alors je l’ai remis à plus tard. Et je suis allé fouiner dans les rayons de la SAQ.

Alors quoi ? Le prosecco de Nino Franco ? Je l’apprécie, depuis des années, comme un excellent rapport qualité-prix, particulièrement agréable avec des desserts aux amandes ou aux fruits blancs. Mais je voulais du neuf.

Entre les mousseux de Loire, d’Allemagne et d’ailleurs, j’ai aperçu (suite…)

Le côté blanc du Cellier ibérique

Avec les arrivages du dernier numéro de la revue Cellier, le vin rouge a été largement à l’honneur. Avec raison, puisque l’Espagne et le Portugal en offrent de superbes, à tous les niveaux de prix. De l’Artazuri, très beau vin de grenache venu de Navarre, avec un très beau fruit et une acidité rafraîchissante (à 12,95$) aux Terrasses d’Alvaro Palacios, vin distingué et raffiné du Priorat ( à 34,75$), en passant par l’excellent, charnu et bien en chair Exaltos, un des très beaux exemples du mencia, cépage rouge traditionnel du Bierzo (à 26,50$), il y avait de très solides bouteilles à s’offrir, pour maintenant ou pour mettre en cave.

Ce qui ne veut pas dire que tout soit superlatif. Les Alcusses, de Sara Pérez, par exemple, (suite…)

Le Cellier ibérique

C’est aujourd’hui que le premier de deux arrivages liés au magazine Cellier, l’organe haut de gamme de la SAQ, débarque sur les tablettes de succursales choisies de la Société des alcools du Québec. Consacré à l’Espagne et au Portugal, le magazine fait encore une fois très bonne figure, tout comme la quarantaine de vins sélectionnés pour cette opération.

Le magazine, en couverture, montre un couple vigneron jeune et très cool, Sara Pérez et René Barbier fils. Une belle façon d’illustrer le côté jeune, dynamique et effervescent du vignoble ibérique, qui se secoue à bien des endroits pour actualiser, de bien des façons, une longue et riche tradition viticole dont il nous reste encore bien des éléments à découvrir, de ce côté-ci de l’Atlantique.

Le Cellier de l’été 2008 offre une belle tournée des terroirs visés, en particulier (suite…)

%d blogueurs aiment cette page :