Aimez-vous le vin vert? La SAQ veut savoir…

C’est en lisant une discussion sur le forum Fou du vin que j’ai appris ce matin que la SAQ se livre, sur son site SAQ.com, à un petit sondage (voyez au pas de la page d’accueil) qui vous donne incidemment la chance de remporter une carte cadeau de 100$. Alléchant petit incitatif pour amener les gens à se prononcer sur les vins « verts » et équitables et l’importance de ces considérations dans leurs choix de consommation.

La SAQ, en effet, s’est dotée d’un plan vert et de critères de responsabilité sociale qui sont appelés à influencer ses choix d’achats dans les vignobles du monde entier. Les derniers appels d’offres pour des produits de spécialités, par exemple, accordaient des points aux produits plus écolos, qque ce soit par leur côté bio, leurs emballages plus écologiques (légers, recyclables), leurs politiques d’emploi, etc. Un tournant qui n’est pas anodin, si on tient compte du volume d’achats souvent très important du monopole.

Mené par la firme Ad Hoc Recherche, (suite…)

Château La Paille?

Lu sur le site de la revue britannique Decanter: le négociant bordelais Cordier Mestrezat a mis en vente un produit appelé Tandem, un vin de Bordeaux embouteillé (si c’est le mot) en TetraPak, avec une paille spéciale dotée de quatre trous, afin que l’impression sur la langue se rapproche supposément de celle éprouvée quand on boit au verre. Le produit est présentement testé dans les supermarchés de Belgique et il doit être mis en marché l’annnée prochaine en France et au Canada.

Mettons que je ne suis pas convaincu.

J’ai déjà écrit, sur ce blogue, à propos des contenants alternatifs et de leurs mérites – comme le bag-in-box qui offre une bonne conservation et où l’on peut même retrouver de l’excellent vin bio. Je maintiens que c’est une bonne idée.

Ici, ce qui me semble manquer, c’est l’expérience sensorielle complète liée à la dégustation. Une boîte et une paille, ça enlève les couleurs et les arômes. Il ne reste qu’une gorgée vite avalée. En prime, en sachant que le marketing d’un tel objet vise une jeune clientèle, (suite…)

Published in: on 18 septembre , 2007 at 12:13  Laisser un commentaire  

La relation contenant contenu

C’est parfois vraiment bien d’aller voir ailleurs si on y est.

À preuve, un petit séjour en Suède qui me permet de constater que le vin en boîte peut être quelque chose de très intéressant. Le Systembolaget, monopole suédois équivalent de la Société des alcools du Québec, vend plusieurs vins de qualité très correcte et d’appellations contrôlées en boîtes de trois litres: du rioja, des shiraz australiens et des primitivos italiens très respectables, des cabernets chiliens reserva, etc. Le genre de truc parfait pour se prendre un petit verre ou deux tous les soirs, pendant une semaine, sans que le vin s’oxide et se perde. Dans un pays où le vin coûte assez cher (mais beaucoup moins qu’avant, à cause des pressions de l’Union européenne pour l’ouverture de ce marché), c’est une solution pratique et économique.

C’est moins romantique que la bouteille, bien sûr, mais les Suédois sont beaucoup moins réfractaires que nous aux emballages dont les qualités pratiques dominent sur le côté esthétique. À preuve, plusieurs produits alimentaires relativement haut de gamme vendus dans des tubes du même style que ceux de nos dentifrices, un emballage auquel les consommateurs nord-américains sont essentiellement réfractaires. Bref, les Suédois semblent faire plus attention au contenu qu’au contenant.

À moins que ce soit le contenu, justement, qui fasse défaut au Québec. Les vins en boîte vendus par la SAQ sont essentiellement des vins de table peu invitants, sans aucun prestige. Même chose pour les vins en Tetra Pak (une invention suédoise, tiens donc…) dont le côté pratique a été noté par bien des chroniqueurs (et des amateurs de pique-nique), lesquels regrettaient toutefois que la qualité ne soit pas aussi appréciable.

À l’inverse, Le Moine échanson, une chouette boîte à vin de la ville de Québec garde bien discrètement sous son comptoir des boîtes de vin d’un domaine bio français vraiment très agréable, aux saveurs tout à fait singulières, épicées et charnues, aux antipodes du vin industriel que beaucoup penseraient automatiquement trouver dans un tel contenant. De quoi confondre bien des sceptiques.

Moi qui aime bien mon vin quotidien, je n’attends que ce genre de produit pour me convertir à la boîte et en faire mon bonheur des soirs de semaine. Et bien des petits restos se réjouiraient certainement de pouvoir offrir plus de vins au verre sans avoir peur de perdre la moitié ou les deux tiers d’une bouteille restée ouverte trop longtemps.

Tant que le contenu s’en porte mieux, la forme du contenant importe-t-elle tant que ça?

Published in: on 12 juillet , 2007 at 12:06  Comments (2)  
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