Dégustation: Pinot Noir Fût de Chêne 2008, Trapiche, Mendoza

À Cahors, on fait du malbec. Dans le Mendoza, on fait du malbec.

À Cahors, on ne fait pas de pinot noir. À Mendoza, ça ne les empêche pas d’essayer.

Mon ami Frédéric, avec qui j’importe du vin, dis toujours que je vois toujours le bon côté de la bouteille. Que j’ai toujours quelque chose de bon à dire sur un vin.

Ça doit être vrai, j’en ai trouvé une pour ce vin: les arômes de cerise et d’épices sont assez typiques du pinot noir et assez agréables.

Ça va s’arrêter là.

Pour le reste, le pinot noir fût de chêne 2008 est plutôt rêche. On sent l’alcool, le soleil qui a plombé pas mal (l’étiquette dit 13,5%, mais la fiche du vin sur le site de Trapiche dit 14% et ça ressemble plus à ça, à mon avis). C’est pas mal coloré – ce qui, pour un pinot, n’est pas nécessairement un plus. Reste un peu d’épice – qui fait plus chêne que pinot.

Bref, c’est pas super. Pour un dollar de moins la bouteille (le pinot est 14,90$), le malbec fût de chêne ou le cabernet sauvignon fût de chêne de la même maison donnent quelque chose de plus intéressant, mieux calibré et plus équilibré.

Que voulez-vous, faire du pinot à grande échelle – et en pays chaud, en plus – ce n’est pas une entreprise qui a de grandes chances de succès. Même avec les avantages notables que possède l’Argentine au chapitre des coûts, ce n’est pas facile d’arriver à bien exprimer la nature capricieuse de ce cépage sans prendre une approche méticuleuse. Chez Trapiche, on n’y est visiblement pas arrivé.

Allez, on greffe du tempranillo là-dessus et on n’en parle plus?

Dégustation: Riesling 2007, Vignoble des Côtes d’Ardoise

Il fallait de la volonté, de l’imagination et probablement un brin de témérité pour planter des vignes au Québec, au tournant des années 80. C’est donc avec une admiration et un respect certains qu’il faut saluer le travail effectué au Vignoble des Côtes d’Ardoise depuis 1980, quand Christian Barthomeuf et Jacques Brault ont planté les premiers ceps à cet endroit. Un travail qui se poursuit depuis 1984 sous la houlette de Jacques Papillon, devenu seul propriétaire du domaine à ce moment.

Ce premier des vignobles québécois modernes, lancé avant même (suite…)

Vin, musique et tremblement de terre: la vidéo est en ligne

La vidéo de l’émission Tout le monde s’en fout où je suis allé parler de vin et musique – et de tremblements de terre – est maintenant en ligne.

Je dois dire que je suis assez content du résultat, pour un premier essai de cette formule de chroniques croisées entre Arnaud Cordier et moi-même, respectivement pour la musique et le vin. Juste pour le plaisir de déguster du vin rouge en écoutant le nouveau Tindersticks en bonne compagnie, ça valait la peine. En plus, c’est vachement bien filmé, cette émission – à l’aide d’appareils photo, imaginez-vous donc, ce qui donne une richesse particulière aux images tournées en lumière tamisée. Merci à Matthieu Dugal pour l’invitation – avec promesse de faire encore mieux la prochaine fois.

Au total, dimanche soir était une très bonne soirée pour le vin à la télé québécoise, puisque Élyse Lambert, sommelière au restaurant Le Local et meilleure sommelière des Amériques en 2009 était aussi au rendez-vous à Tout le monde en parle. Une très belle présence, récompensée de « l’étoile du match » par l’excellent chroniqueur télé du Soleil, Richard Therrien. Elle a dit avec raison que la première qualité d’un sommelier, c’est l’écoute. Et expliqué simplement beaucoup d’autres choses bien sensées sur le vin au restaurant, au dépanneur ou dans les vignobles québécois.

J’aimerais bien vous pointer la direction pour la revoir, cette entrevue, mais à ce jour, elle n’est pas disponible en vidéo sur Internet.

Un point pour Tout le monde s’en fout.

Dégustation olympique: vin mousseux Tribute « argent », VQA Okanagan Valley

C’est parce qu’elle fait partie de la « constellation » Vincor, commanditaire officiel des Olympiques de Vancouver 2010, que la maison Sumac Ridge a été invitée à créer des mousseux officiels pour les Jeux d’hiver.

Une façon de mettre à profit une expertise bien établie, puisque Sumac Ridge se fait une spécialité des vins mousseux depuis de nombreuses années. Plusieurs cuvées, millésimées ou non, de mousseux de méthode champenoise sont présentées sur le site – ainsi qu’un shiraz mousseux, un style de vin qui me laisse assez dubitatif.

Pour cette cuvée olympique, (suite…)

Note de dégustation: Moschofilero 2008, Domaine Tselepos, AOC Mantinia, Grèce

À peu près chaque fois que je bois un vin grec, je finis par me demander pourquoi je n’en achète pas plus souvent.

C’est ce qui m’est arrivé une fois de plus en dégustant l’excellent Moschofilero 2008 du Domaine Tselepos, un des artisans de la renaissance des cépages autochtones grecs dans la région du Péloponnèse – et plus précisément, dans l’appellation Mantinia. Une renaissance qui, même si la qualité et l’originalité sont au rendez-vous, n’est pas toujours simple à accomplir, comme le décrit un article du quotidien suisse Le Temps publié au printemps 2009.

Il y a pourtant (suite…)

Note de dégustation: Château Bouscassé 1995, Madiran, Alain Brumont

Pour le souper dominical, nous avions au menu un très beau poulet bio d’une taille considérable – sept livres, rien de moins – auquel j’avais décidé de relever substantiellement, en le frottant d’un mélange d’épices intense, d’inspiration nord-africaine: du cumin, du piment d’Espelette, de la coriandre, de l’ail, du poivre noir, un peu de cardamome et d’anis. Rendu aussi corsé, plus question de l’accorder avec un pinot noir ou un chardonnay, accords de référence avec le poulet rôti. Un rouge plus substantiel était de mise.

C’est ainsi que j’ai sorti de la cave un Château Bouscassé 1995, d’Alain Brumont, toujours considéré comme (suite…)

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