Laureano Serres, le rebelle naturel du Pinell

Je n’avais pas encore trouvé le temps de raconter la dernière partie de mon voyage dans les vignobles catalans de la fin septembre et du début octobre, soit une tournée d’un jour dans la région viticole de Terra Alta, au nord-ouest de Barcelone ou, plus précisément, de Tarragone. Plus précisément, je me suis rendu chez Laureano Serres, jeune producteur de vins naturels à l’approche singulière et assez radicale, installé au Pinell de Brai. Ce village catalan est situé au beau milieu d’un plateau à mi-chemin entre la côte méditerranéenne et les sierras rocheuses qui donnent leur nom à la Terra Alta (la terre haute, littéralement).

Pinell de Brai

Le village de Pinell de Brai, vu des vignobles de Laureano Serres.

J’avais entendu parler de Laureano Serres par l’association Les vins naturels, un rassemblement de vignerons qui (suite…)

Matassa, sa cave, ses vignobles, ses raisins, ses voisins

Fin de séjour animée et productive au Domaine Matassa, où j’ai pu ressentir vraiment à quel point le vin peut être aussi une affaire d’effort physique, un processus qui se fait à la force du bras. C’est assez normal, au fond. Le raisin, le jus, les cuves, les barriques et les bouteilles, ça ne se déplace pas tout seul.
La journée de lundi a d’abord été consacrée à sortir une cuvée, El Sarrat, composée de syrah et de mourvèdre) de la cuve où elle fermentait. (Le premier millésime de cette nouvelle cuvée, le 2006, vient d’être embouteillée, et une bonne partie expédiée à la chaîne britannique Waitrose – les Anglais sont chanceux.) La conversion du sucre en alcool étant suffisamment avancée, le vin en devenir devait d’abord être transféré à une seconde cuve, sans le marc – c’est-à-dire les peaux, la pulpe et les pépins qui trempaient avec le jus. Ensuite, il sera reversé dans des barriques pour un élevage en douceur, tout au long de l’hiver et probablement plus d’une année.
En participant à cette opération sous la supervision de Cédric, fidèle compagnon de Tom Lubbe au Domaine Matassa depuis cinq bonnes années, j’ai d’abord aidé à bien rincer la nouvelle cuve, à préparer la pompe servant au transfert, puis, après que le jus ait été transféré, j’ai sauté (suite…)

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