Prêt pour le bio à Montpellier

Comme Québec, Montpellier a aussi un quartier Saint-Roch (voir la statue du saint, ci-haut) où l'on trouve de bons restos et bars à vin

Je suis présentement en voyage-éclair à Montpellier, en France – ou le maximum était, hier, un très hivernal 3 degrés C – pour la 18e édition de Millésime Bio. L’événement, né à l’origine d’un rendez-vous de vignerons bios du Languedoc-Roussillon, est devenu une exposition internationale réunissant quelque 550 exposants de 15 pays – tous bios, bien évidemment.

La France – et en particulier le Languedoc-Roussillon – restent le coeur des vins qui y sont présentés, mais Millésime ratisse de plus en plus large, de l’Argentine à la Pologne (avec une distillerie aux produits certifiés bio). En plus de la proximité, normal que le Languedoc-Roussillon y soit en force, puisqu’il compte quelque 12 600 hectares de vignes en culture bio, de loin le plus haut total de toutes les régions françaises, grâce à des conditions de cultures plutôt idéales (peu de pression fongique, climat convenant bien à la vigne, etc.).

L’événement connaît une croissance rapide, comme la production de vins bio dans le monde. De 300 exposants, il y a deux ans, Millésime Bio a passé la barre des 400 l’année dernière avant de sauter celle des 500 cette année. Était-ce parce qu’il est devenu trop gros pour certains? Reste que comme tout salon devenu grand, il a même généré un « off », La Remise, où une cinquantaine de vignerons tendance nature pure et dure feront goûter leurs vins au Domaine de l’Orange Bleue, à Castries.

Il faut dire qu’il ne manque pas de diversité chez les producteurs présents. Des vignerons soignant des vignes centenaires de carignan dans le schiste du Roussillon aux coops produisant de la Clairette de Die bio pour les supermarchés, en passant par un négociant égyptien offrant 2,5 millions de cols d’un vin blanc bio de son pays, le bordeaux sans soufre et les vins embouteillés en bouteilles d’argile (l’amphore, presque) par l’Autrichien Sepp Muster, on ne manque pas de choix. La planète bio devient de plus en plus diversifiée, de l’artisanat aux grandes échelles de production, avec tous les degrés intermédiaires. Avec une seule journée pour faire le tour des halles d’exposition, le tour d’horizon risque d’être étourdissant.

Pour commencer, les vignerons du coin nous ont préparé une dégustation de vins bios du Languedoc et du Roussillon, qui devrait permettre de voir un peu plus la diversité offerte dans cette appellation. D’ailleurs, il faut que j’y aille: juste le temps d’enfiler un café et un croissant avant de prendre le bus.

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  1. ouin nous au quebec on a ce matin un tres hivernal de -36 celsius facteur vent -43 celsius ,c’est dommage pour toi que tu sois en france parce que la poutine chez ashton ce matin n’est pas tres cher :))))))lol bonne degus a toi et fait nous part de tes découvertes a montpellier jp


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