Un peu de vin québécois avec votre mijoté de porc toscan?

Hier soir, je m’apprêtais à faire un petit mijoté de porc et je me cherchais une recette au vin rouge. Pour faire différent, mais aussi parce que (ne me demandez pas pourquoi ou comment), j’avais un bon reste de vin rouge à passer. Un bon fond d’un vin soldé par la SAQ samedi dernier.

Je fais ça assez souvent. J’ai une idée générale, mais je trouve quelques recettes pour comparer et enrichir mon idée de départ. À partir de là, j’improvise un peu, selon les besoins et les ingrédients disponibles.

Cette fois-ci, je n’ai pas cherché bien loin. La première recette que j’ai trouvé après un petit coup de Google, c’était un Mijoté de porc à la toscane, sur le site de la Boucherie 235, un établissement d’Ange-Gardien, un village des Cantons de l’Est,  au nord de Farnham et un peu à l’ouest de Granby.  Une boucherie locale, affiliée à un producteur de porc et de poulet local, qui met en valeur les produits régionaux avec beaucoup de fierté. Une belle initiative, bien menée sur Internet – ce qui n’est malheureusement pas encore assez fréquent, chez les PME du Québec.

Dans ce cas-ci, on met aussi en valeur les vins de la région. Toutes les recettes, sur le site, sont assorties de recommandations de vins, une excellente idée, particulièrement bien incarnée sur la page du mijoté toscan, puisque les rouges recommandés sont ceux du Domaine des Côtes d’Ardoise et de l’Orpailleur, deux vétérans du Québec viticole moderne. Un rouge relativement léger, avec un mijoté de porc au vin rouge et aux tomates, ça me semble une bonne idée. Une idée que je renforcerais en conseillant aussi une cuvée Montmollin du Vignoble les Pervenches, situé tout près de là, à Farnham, un des rouges québécois les plus constants et les plus solides.

J’ai pas mal suivi la recette, qui me convenait aussi parce qu’elle utilise de la pancetta, dont j’avais reçu un petit paquet dans mon panier bio de la Coopérative La Mauve. Mais ne pouvant m’empêcher de varier, j’ai ajouté du céleri en dés, j’ai laissé tomber la courgette (je n’en avais pas), et j’ai mis une barquette de champignons de Paris. Les tomates à l’étuvée étaient celles de mon amie Élise, que je remercie d’avoir partagé ses conserves d’automne avec moi. Et à défaut d’origan (quand est-ce qu’on l’a fini?), j’ai mis des herbes de Provence. Un peu de sauge aurait aussi pu constituer une bonne option.

J’ai aussi laissé le plat cuire au four (350 °F), à découvert, pendant à peu près une heure, plutôt que de simplement le mijoter sur le rond d’en arrière. De quoi ajouter un petit côté légèrement caramélisé aux saveurs du plat. Ça embaumait, pendant que je finissais de travailler, hier soir.

En passant, la recette provenait à l’origine du site du Porc du Québec, qui regorge de recettes très intéressantes. L’élevage du porc, au Québec, fait face à bien des difficultés, ces temps-ci (dont plusieurs viennent du mode de production industriel privilégié depuis plusieurs années), mais du côté de la table, l’approche est assez impeccable.

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3 commentairesLaisser un commentaire

  1. En tous cas, ça a l’air bien bon!

    • C’était très bon, merci. Et très bien aussi avec un petit verre de nebbiolo du Piémont. Je vais la refaire, la recette, c’est sûr.

      • Mioum, un nebbiolo du Piémont… 🙂


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