Un Cellier en Nouvelle-Zélande et en Australie

En septembre, j’ai sauté mon tour, pour ce qui est des arrivages de la revue Cellier. Consacrée au millésime 2005, en particulier à Bordeaux, cette livraison de nouveaux produits a très bien fonctionné, à en juger par les étagères bien vides que j’ai aperçues dans les SAQ, peu après les arrivages. Mais de mon côté, j’avais déjà payé la portion restante des quelques crus de Bordeaux que j’avais achetés en primeur par le Courrier Vinicole. Et j’avais aussi l’oeil sur quelques autres châteaux déjà en vente avant les arrivages (comme ce Maison Blanche mentionné plus tôt cette semaine).

Cette fois-ci, le Cellier consacré à la Nouvelle-Zélande et à l’Australie attire un peu plus mon oeil, ne serait-ce qu’à cause d’un producteur australien découvert lors d’un précédent arrivage de Cellier: Kilikanoon. Son riesling Mort’s Block 2004 m’avait particulièrement séduit avec son acidité vive, ses arômes de lime et de gelée de pétrole, sa netteté et son potentiel de vieillissement évident. Alors l’arrivée de deux shiraz de la même maison, le Lackey, à moins de 20$, et le Covenant, à près de 50$, avait de quoi attirer mon attention, tout comme celle de nouveaux vins de la maison d’Arenberg, toujours de très belle tenue (et importés par l’agence Rézin).

J’ai songé à goûter – mais fini par abandonner sur les tablettes – un shiraz de Two Hands, producteur porté aux nues par Wine Spectator. Justement, les descriptions de « grosses » saveurs et des taux d’alcool atteignant les 16% ont fini par me décourager. Même chose pour Torbreck, dont un Woodcutter’s Semillon, goûté le printemps dernier, m’a franchement écoeuré par sa richesse excessive, doublée d’une acidification artificielle aussi excessive que le mûrissement qui la rendait nécessaire. Pourquoi en faire trop et corriger ensuite, je vous le demande?

Enfin. Du côté de la Nouvelle-Zélande, je ne saurais vous recommander un sauvignon blanc: lors de la récente Wine Bloggers’ Conference, en Californie, une dégustation néo-zélandaise m’a permis d’en goûter des dizaines… tous bâtis sur le même moule de pamplemousse et d’herbages – à une exception près, une seule. Ça m’a coupé l’envie. Mais du côté des rieslings, des chardonnays et des pinots noirs, le pays n’a heureusement pas défini un style unique, et les vins ont donc d’autant plus de caractère et d’individualité. Deux suggestions, totalement à l’oeil: le riesling Prophet’s Rock et le pinot noir Gullies de la maison Akarua, tous deux de Central Otago, probablement le plus beau terroir de ce coin d’hémisphère sud.

Au programme de cet unique arrivage, par rapport aux deux habituels, il y avait aussi une sélection intéressante de vins dits « de prestige » où le Vin de Constance, merveilleux liquoreux sud-africain, les Ribera del Duero Pesquera Reserva et Alion, ou encore le brunello di Montalcino Casanova di Neri se montraient particulièrement attirants. Là-dessus, je vous laisse en référence les notes de dégustation de Julien Marchand, qui a goûté à une belle sélection à la SAQ Sélection Jean-Lesage, à Québec. Pour ma part, j’ai simplement opté pour le Pesquera Crianza 2005, dont il restait quelques bouteilles: le Reserva, ce matin, était déjà disparu…

The URI to TrackBack this entry is: https://achacunsabouteille.wordpress.com/2008/11/07/un-cellier-en-nouvelle-zelande-et-en-australie/trackback/

RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :