Le retour de la Convergente, fête des importations privées (à Montréal et à Québec)

La Convergente, salon des vins d’importation privée organisée par le RASPIPAV, est de retour pour une troisième édition, les 9 et 10 novembre, au Marché Bonsecours, à Montréal. Pour la première fois, une partie des agences et des vignerons se rendront à Québec le 12 novembre. S’il vise d’abord les restaurateurs, le salon est également ouvert, tant à Montréal qu’à Québec, à tous les amateurs intéressés qui y trouvent une rare d’occasion de découvrir des dizaines et des dizaines de vins qu’on ne trouve pas sur les rayons de la SAQ.

Je vous le précise tout de suite, je suis partie prenante de l’événement, puisque l’agence avec laquelle je collabore, Insolite Importation, sera présente au salon avec 6 producteurs (voir les détails ici). Je serai donc présent à l’événement autant pour déguster chez les autres agences spécialisées dans l’import privé que pour accompagner les vignerons Insolite.

Pour ceux qui aiment les vins artisans, les petites productions, le bio, le naturel, l’original, La Convergente est vraiment un rendez-vous de choix. Au Marché Bonsecours, les 9 et 10 novembre, 33 agences rassemblent 80 vignerons et offriront quelque 500 vins de huit pays (Australie, Autriche, Canada, Espagne, France, Italie, Portugal, États-Unis) à déguster. Le rendez-vous de Québec, plus modeste, réunira une trentaine de vignerons à l’École hôtelière de la Capitale le 12 novembre.

Pour vous donner quelques exemples, sachez qu’à Montréal, Rézin présentera des vins de chez Stratus, excellent producteur ontarien, Puzelat, Clos du Tue-Boeuf, Lapierre, pour ne nommer que ceux-là. Chez Oenopole, on aura de l’Alsacien de chez Schueller  et du champagne de Lassaigne. Chez Vinnovation, Pierre-Yves Colin Morey viendra proposer ses bourgognes blancs très appréciés, entre autres, par Jancis Robinson. Et ce ne sont que quelques exemples. Avec 33 agences, au total, il y aura quantités de cuvées et de domaines qui méritent le détour et qui vous feront peut-être même revoir quelques-unes de vos notions sur ce qui ait un vin, une appellation, un terroir.

Si vous passez, vous viendrez me dire bonjour.

Dégustation: Le crin blanc 2007, Clos du Roc Noir, Québec

Lors d’un récent passage à Montréal, j’ai profité d’un passage au Marché Jean-Talon pour faire un détour au Marché des saveurs, un des trop rares endroits au Québec où l’on peut trouver une sélection vraiment substantielle de vins, cidres et autres alcools du terroir québécois. Et j’en ai profité pour prendre quelques bouteilles de domaines que je n’avais pas goûté (ou presque pas), comme le Vignoble Carone, La roche des brises ou encore le Clos du Roc Noir.

Si j’avais déjà connaissance de Carone et des Brises, je n’avais jamais entendu parler du Roc Noir avant d’en voir les bouteilles au marché. Le domaine, planté en 2002 tout près de Stanstead et donc, de la frontière américaine, a commencé sa mise en marché au domaine en 2007. C’est donc tout neuf.

Hésitant entre un rouge et un blanc, j’ai opté pour Le crin blanc 2007, un vin fait, selon ce que les informations un peu limitées offertes sur le site du domaine permettent de deviner, de vandal-cliche et de prairie star (pour plus de détails sur ces cépages, voir cette page du site de l’Association des vignerons du Québec).

Au nez, le vin était un peu pris par ces arômes végétaux qui se manifestent souvent dans les blancs de cépages rustiques. Un peu agaçant pour moi, au premier abord, mais je dois dire qu’en bouche, le résultat était très probant, harmonieux, d’une belle rondeur, avec de bonnes notes de poire et, tiens, de raisin. Élevé sur lie, Le crin blanc y gagnait visiblement une certaine ampleur.

Quoi qu’il en soit, il s’agissait d’un accord parfait avec le crabe des neiges que nous avions aussi été cherché au marché. La richesse de la chair du crabe, avec ses notes salines mais aussi son côté presque sucré, se combinait parfaitement au fruit du Crin blanc, les saveurs prenant une dimension plus éclatante en se mélangeant en bouche. À grandes lampées et à grandes bouchées, un repas simple et savoureux, descendu rondement et dans la bonne humeur, grâce à une combinaison dont la somme était plus que le total des parties.

Le retour des festivals (de Californie et de Nouvelle-Zélande)

Le printemps, c’est l’époque où reviennent les oiseaux migrateurs, les petites fleurs et… les festivals du vin.

La preuve, c’est que le Festival des vins de Californie revient faire sa tournée annuelle au Québec et au Canada, ces jours-ci, alors que le Festival des vins de Nouvelle-Zélande suivra au mois de mai. (En passant, bravo aux Néo-Zélandais d’avoir traduit leur site en français, ce que les Californiens n’ont pas pris la peine de le faire.)

Le Festival des vins de Californie commence sa tournée de l’Est du Canada à Ottawa, ce mercredi 1er avril, avant de passer à Montréal le 2 avril, à Québec le 3 avril, puis à Toronto le 6 et à Halifax le 8. Les événements de Québec et de Montréal ont l’avantage d’être des activités-bénéfice pour, respectivement, la Fondation Élan et la Fondation des maladies du coeur

La liste des producteurs présents, même si elle varie un peu de ville en ville, comprend toujours des participants extrêmement intéressants comme Heitz Cellars, Calera, Seghesio, Ravenswood, Bonny Doon, Bonterra, Kenwood, Hahn Estates, L’Aventure, Hess Collection et Jordan, pour ne nommer que ceux-là.

Dans le cas de la Nouvelle-Zélande, les événements ont lieu le 19 mai à Montréal, le 21 à Toronto, le 26 à Calgary et le 28 à Vancouver. La liste des participants n’est pas encore connue. On y reviendra.

Salon des vins de Québec: on se revoit en 2011

Le Salon des vins de Québec, qui s’est conclu dimanche soir, aura été une opération réussie. Assez, en tout cas, pour que les organisateurs nous annoncent d’emblée que l’événement sera de retour au printemps 2011. Le principe d’une alternance entre les Salons de Québec et de Montréal semble donc vouloir s’installer, pour le plaisir certain des amateurs de vin québécois.

Selon un communiqué émis par les organisateurs, (Lire la suite…)

Salon des vins: mieux vaut déguster ici qu’en face

Quand on met le pied dans un Salon des vins comme le tout premier Salon des vins et spiritueux de Québec, on peut facilement être pris d’un certain vertige, avant même d’avoir commencé à déguster. Comment choisir? Où s’arrêter? Comment savoir s’il vaut mieux s’arrêter à un endroit plutôt qu’un autre?

Pour vous aider à éviter l’équivalent vin d’un syndrome de Stendhal, voici une petite liste d’arrêts recommandés parmi les nombreux kiosques du Salon.

À noter que la liste (Lire la suite…)

Le Salon des vins de Québec: ouvert à tous

Autres articles sur le Salon des vins de Québec: Yquem, Gretzky et compagnieles restos sont aussi de la fête et Mieux vaut déguster ici qu’en face.

«Ce qu’on veut, c’est un salon pour tout le monde».

S’il y a un message que René Lafontaine, le président du Salon des vins et spiritueux de Québec martèle avec conviction, c’est celui-là: l’événement est autant pour les curieux et les nouveaux-venus au monde du vin que pour les passionnés et les experts. «Je ne suis pas le plus grand expert qui soit, et je vois plein de gens qui hésitent , face au monde du vin», ajoute-t-il. «Nous voulons que ce soit simple. Les ateliers, par exemple, ne seront pas pour les experts, ils seront courts – moins d’une demi-heure – et abordables pour le commun des mortels.»

Bref, quand vous irez au Salon des vins, (Lire la suite…)

Visite en Valais: une magnifique rencontre avec Christophe Abbet

Il me restait un long mot à dire sur une très belle rencontre effectuée pendant mon séjour en Valais, pendant le temps des Fêtes. Une visite à l’échoppe de Christophe Abbet, sur la rue principale de Martigny-Bourg, la vieille partie de cette sympathique ville valaisanne aux lointaines origines gallo-romaines – comme en témoigne entre autres un bel amphithéâtre du IIIe siècle.

Le nom de Christophe était apparu dans mes lectures bloguesques, au cours de la dernière année, en particulier sur le blog d’Olif puis, juste avant de partir vers la Suisse, sur celui de Laurent et de ses Vins confédérés. À la lecture de ces succulentes descriptions, le rendez-vous me semblait obligatoire.

Au téléphone (Lire la suite…)

La défense des appellations valaisannes (et une dégustation chez Samuel Saudan)

J’arrive en Valais pour célébrer Noël au beau milieu d’une bataille ferme (en tout cas, selon ce que je lis dans Le Nouvelliste, le quotidien valaisan) entre le canton, où l’on réclame avec insistance un élargissement des appellations d’origine contrôlée (AOC) pour assurer une meilleure mise en valeur de la très riche tradition locale, et les autorités fédérales, où l’on est apparemment beaucoup moins pressé de rendre ces appellations officielles.

A priori, j’ai tendance à donner raison aux Valaisans. Les progrès exceptionnels de la viticulture valaisanne, au fil des deux dernières décennies, ont largement à voir avec la volonté des vignerons (appuyés par les autorités cantonales du Valais, qui ont mis une variété de programmes en place) d’améliorer la qualité et de mettre en valeur les nombreux cépages traditionnels de qualité qui font le patrimoine local.

Le cornalin, l’humagne, la rèze, l’amigne et l’arvine sont autant de cépages (Lire la suite…)

Rendez-vous à La Divergente… pardon, à La Convergente

Pour les détails de La Convergente 2009, présentée les 9 et 10 novembre, lisez ce billet.

Les jeux sont fait, les détails sont arrêtés, les billets d’avion des vignerons achetés et les tables réservées. La Divergente, ce salon des vins alternatif très couru en mars dernier, fera bel et bien, tel qu’on en discutait précédemment dans ce blogue, son retour les 10 et 11 novembre prochain, au Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal. Les heures d’ouverture seront précisément de 10h à 19h et… la dégustation s’appelera désormais La Convergente.

Pourquoi ce changement de nom? Pas clair. L’important, j’imagine, (Lire la suite…)

Note de dégustation : Vidal 2006, Domaine Les Brome

Les signes de progrès dans le vignoble québécois sont nombreux. Au fil des dernières années, plusieurs producteurs ont acquis une maîtrise de leur art qui permet aux amateurs de boire leurs vins avec un plaisir véritable, sans être obligé d’y ajouter une couche de patriotisme pour se convaincre de la qualité.

Vidal 2006 Les Brome

Vidal 2006 Les Brome

Seulement en se fiant à l’allure des bouteilles, on voit que le Domaine Les Brome, propriété de Léon Courville, ancien président de la Banque Nationale, est l’un des plus ambitieux du Québec. Très classe, avec l’écriture argentée et le style élégant, les étiquettes peuvent donner une petite leçon d’habillage à bien des domaines.

Mais bon, on n’est pas là pour boire des étiquettes. Il faut bien voir ce qui se trame à l’intérieur. Et devant le choix offert aux Comptoirs du terroir, au Marché du Vieux-Port de Québec, où j’étais a priori venu chercher des merveilleuses charcuteries des Cochons tout ronds, j’ai hésité entre les rouges (le baco noir, surtout) et les blancs, pour finalement opter pour le vidal.

Mathieu Turbide, alias le Méchant Raisin, m’avait recommandé (Lire la suite…)