Vente de feu à la SAQ: du Mouton Cadet à 30% de rabais, ça vaut la peine?

On voit que le temps des Fêtes approche à grands pas: la SAQ offre, ce samedi seulement (5 décembre), des rabais de 25 ou 30% sur quatre produits largement distribués et aux prix accessibles. Un blanc, deux rouges et une liqueur, l’Amarula – un de ces trucs très sucrés qui ont autant de chance de vous donner mal au coeur à cause du sucre qu’à cause de l’alcool, si vous en prenez trop.

Dans les vins, le blanc est représenté par (Lire la suite…)

Note de dégustation: deux blancs oubliés

Pas toujours évident de savoir ce qui assurera le succès d’un vin, particulèrement quand le style, l’appellation et/ou le cépage sortent de l’ordinaire.

Un chardonnay de Californie ou un Bordeaux n’ont pas à faire franchir une barrière de découvertes, pour un amateur qui ignorent autrement tout de la maison dont provient le vin. Pour un Arneis du Piémont ou une Mondeuse du Jura, il faut des amateurs un cran plus curieux.

À la Société des alcools du Québec, ces jours-ci, (Lire la suite…)

Le cabernet chilien, ça vieillit bien

Appréciés pour leur rapport qualité-prix, leur fruit bien présent et leurs notes torréfiées et mentholées, les cabernets sauvignons du Chili savent aussi vieillir en beauté. Ce qui a le net avantage de permettre à pratiquement tout le monde de mettre au frais, pour de nombreuses années, des vins à prix modiques qui se bonifient considérablement au fil des ans.

C’est le cas, par exemple, de ce Prima de Martino 1995, cabernet sauvignon de la vallée de Maipo, sorti tout récemment de la cave, à l’âge pourtant bien chanceux de 13 ans. Une belle collection d’arômes et de saveurs bien typées du cabernet et joliment évoluées.

Au premier abord, (Lire la suite…)

Québec, capitale du vin

Bon, d’accord, j’exagère peut-être un brin, mais il reste qu’au cours des deux prochaines semaines, la ville de Québec recevra, dans le cadre très large de son 400e anniversaire, deux grands rendez-vous internationaux d’importance, soit les Sélections mondiales du vin, du 30 mai au 5 juin, puis le Rassemblement mondial des confréries bachiques, du 6 au 8 juin.

Avant de vous parler plus en détails de ces événements, je vous souligne au passage un 5 à 7 sympathique axé sur les vins naturels (Lire la suite…)

Le mélange des genres

Une dégustation récente m’a interpellé à propos d’une tendance fréquente, dans les vins du Nouveau Monde, à créer des assemblages inhabituels de cépages: chardonnay-verdelho-pinot gris,  touriga-tempranillo, sémillon-chardonnay, sangiovese-malbec, etc. La tendance est parfois stimulante, souvent étonnante, parfois franchement agaçante.

Les Australiens y vont avec un enthousiasme remarquable, comme s’ils étaient déterminés à emmener le vin là ou aucune vigne n’avait mis le pied. En Argentine, une marque créée par la famille Zuccardi, Fuzion, est entièrement dédiée à ce concept de mariages inhabituels, voire incongrus. Les États-Unis et le Chili ont aussi des exemples du genre à offrir.

Bien sûr, certains de ces mélanges ont fait leurs preuves. Les combinaisons de cabernet et de syrah ont produit plusieurs vins exceptionnels en Italie et dans le sud de la France – par exemple, les vins de Cabardès. On peut aussi penser à des combinaisons de sangiovese et de cépages bordelais, dans le monde des supertoscans. On trouve aussi des résultats accessibles et harmonieux dans des vins plus simples comme le Rawson’s Retreat de Penfolds, un australien où le chardonnay et le sémillon sont franchement bien intégrés.

Car après tout, c’est là la clef d’un assemblage réussi: l’intégration et l’harmonie. Un concept qui semble parfois oublié au profit d’une volonté de créer des nouvelles combinaisons qui devient parfois une fin en soi. Le fait que le mélange soit incongru semble parfois le but de l’opération, même si des notions théoriques de complémentarité des saveurs, des couleurs et des textures font bel et bien partie de la réflexion.

Certains des mélanges que j’ai goûté ainsi se sont montrés franchement imbuvables, parce que les cépages se côtoyaient sans jamais s’intégrer. L’audace, c’est bien, mais il faut aussi s’assurer qu’elle mène à quelque chose.

Il y a des raisons historiques derrière les assemblages traditionnels qui ont fait les grands vins du monde: la combinaison du caractère mur et ample du merlot avec la structure tannique du cabernet dans les mélanges bordelais vient immédiatement à l’esprit. Utiliser des cépages qui ont à peine pris pied dans un nouveau pays, et dont on connaît à peine le caractère dans ces terroirs neufs, et les réunir pour tenter de voir comment ils se comportent ensemble, c’est un pari considérable. Normal qu’on ne réussisse pas tout le temps.

Mission impossible? Pas du tout. Sauf que les oenologues devraient parfois faire preuve d’un peu plus de patience et de rigueur en élaborant et en testant ces mélanges. Une approche essai et erreur ne suffit pas. Mettre un vignoble en production prend plusieurs années, en maîtriser la production encore plus de temps. Pourquoi se précipiter à lancer de nouveaux assemblages? Le bon vin mérite qu’on prenne le temps qu’il faut.